À Amsterdam, les touristes vont encore mettre la main à la poche


La ville, qui a connu un pic de fréquentation en 2019 avec plus de 20 millions de visiteurs, multiplie les mesures contre le surtourisme. Ici en 2017. ROBIN UTRECHT / AFP

La capitale des Pays-Bas veut augmenter sa taxe de séjour, dont le produit contribue à la propreté de la ville.

Amsterdam s’apprête-t-elle à battre son propre record ? La ville, déjà à l’initiative de plusieurs mesures contre le surtourisme, vient de voter une hausse de sa taxe de séjour, comme le dévoile un communiqué sur le budget de la ville. Déjà la taxe touristique la plus élevée d’Europe, la dîme amstellodamoise représentera désormais 12,5% de la note finale à l’hôtel. «Avec un tarif moyen de 175 € par personne, cela signifie une augmentation de 15,25 € à 21,80 € par nuit en 2024», écrivent les élus locaux. Les croisiéristes seront également concernés, puisque la taxe passera de 8 € à 11 € par visiteur et par jour.

Avec ces hausses, Amsterdam affiche encore et toujours le même objectif : lutter contre les effets indésirables du tourisme de masse… mais aussi faire face à l’inflation systémique en Europe. «En 2024, les charges pour les résidents n’augmenteront pas. En revanche, la taxe de séjour va augmenter : les visiteurs contribueront ainsi à financer les missions de la Ville. Cela nous permet de faire face aux conséquences du surtourisme et d’affecter des ressources supplémentaires au maintien de la propreté des rues et à la résolution des problèmes aigus dans les quartiers et les districts», a fait savoir Hester van Buren, adjointe à la mairie d’Amsterdam, chargée des finances.

Multiplication des mesures de dissuasion

Depuis la crise du Covid, la capitale néerlandaise multiplie les mesures de dissuasion. En juillet, elle a banni les bateaux de croisière de son centre-ville. Le conseil municipal avait voté une motion visant à fermer un important terminal de bateaux de croisière. La municipalité le clame haut et fort : elle veut redonner une dose de tranquillité aux habitants de son centre historique, après avoir connu des pics de fréquentation avant-Covid (en 2019, plus de 20 millions de visiteurs se sont rendus à Amsterdam).

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Désormais, il est interdit de fumer du cannabis dans les rues de son célèbre quartier rouge. La ville a également lancé il y a quelques mois une campagne pour dissuader les touristes, notamment britanniques, de se rendre à Amsterdam pour faire la fête, boire de l’alcool ou consommer de la drogue. Sans compter la mise en place d’une réglementation stricte pour réguler la location saisonnière. Autant de mesures qui visent à réguler le nombre de visiteurs et maintenir la ville en tête du classement des capitales européennes les plus accueillantes.



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