Au Svalbard, voile et ski sous le soleil de minuit
GRAND REPORTAGE – À bord du vieux gréement « Noorderlicht », nous avons cinglé depuis Longyearbyen le long des côtes du Svalbard, dernier archipel de Norvège avant le pôle Nord, puis gravi à peaux de phoque une kyrielle de sommets emblématiques du Spitzberg, son île principale, avant de les dévaler, skis aux pieds : une féerie arctique !
Un décor sublime, entre fjords, glaciers et montagnes, avec une scénographie un brin surréaliste, à mi-chemin entre Mad Max et le Club Med, version polaire : la visite de Longyearbyen, capitale du Svalbard, s’annonce déjà comme un voyage en soi. À 3 326 kilomètres de Paris, on est ici trois fois plus près du pôle Nord que de chez nous ! Plantée au cœur du Spitzberg, cette cité pionnière de 2 600 âmes incarne la « ville » la plus septentrionale de la Terre, hors stations scientifiques ou bases militaires. Aucun arbre, presque pas de route ; on se déplace essentiellement en bateau l’été ou à motoneige l’hiver. Ancrée sur des moraines friables, cernée de promontoires sombres, s’étale une constellation de friches industrielles et d’infrastructures modernes, mêlant mines désaffectées et résidences multicolores, sur fond de reliefs enneigés.
Il règne ici un climat résolument arctique : la nuit polaire dure quatre mois, d’octobre à février, alors que le soleil de minuit éclaire…