comment vivent les clients confinés dans les hôtels ?


Le Covid-19 les frappe de plein fouet : ce mercredi 18 mars, seulement 10 à 15 % des 18.000 hôtels de France, qui représentent 650.000 chambres, sont encore ouverts. Le groupe Accor a fermé 500 de ses 1.600 établissements. À Lyon, il ne reste plus que vingt hôtels ouverts, dont huit de dix chambres. Plus de 50% de ces établissements sont équipés de restaurants. Mais le confinement contre le coronavirus imposé par le président de la République interdit de s’y attabler. Alors, comment vivent les clients dans les hôtels ?

«Il y a moins de touristes étrangers bloqués en France que de touristes français à rapatrier de l’étranger, note d’abord Roland Héguy, président de l’Union de l’industrie des métiers de l’hôtellerie (UMIH). Soit moins de 20.000 personnes. Les chambres d’hôtels sont de lieux privés. Les clients peuvent y rester. En revanche le restaurant, le bar, la salle des petits déjeuners sont fermés, a priori jusqu’au 15 avril. L’accueil à la réception est traité comme un bureau de vote, en suivant les mêmes règles et mesures sanitaires. Mais tout ce qui relève du service n’est plus aujourd’hui possible.»

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L’ancien restaurateur et hôtelier indépendant à Biarritz, qui vient de publier un essai, Changeons notre tourisme (Cherche Midi) décrit «des systèmes de livraison sans contact», comme les plateaux posés «sur des chaises installées à deux mètres de la chambre». «Les clients acceptent que le ménage ne soit pas fait tous les jours. On fait bouillir le linge à laver. On multiplie les gestes barrières», détaille-t-il.

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Les clients acceptent que le ménage ne soit pas fait tous les jours

Roland Héguy se félicite de la réponse solidaire des restaurateurs qui se sont tournés vers les banques alimentaires et des hôteliers qui ont proposé d’héberger le personnel soignant, avant même l’allocution du 16 mars du président Macron, indiquant que les hôtels pourraient être mobilisés pour accueillir les soignants pendant leur période de repos.

La seule inconnue, c’est l’agenda de la pendémie

Pour Roland Héguy, président de l’UMIH, «Il y a une réponse solidaire des restaurateurs et hôteliers. Mais pour les quatre mois qui arrivent, toutes les commandes sont annulées.» SERGE VERGLAS / UMIH

«Mais je suis choqué par l’attitude des assurances dans cette crise sanitaire sans précédent. Où sont-elles ? Quelle est leur solidarité avec nos 220.000 entreprises et leurs emplois menacés par l’ampleur des conséquences économiques ? Les assurances sont les grandes absentes », s’indigne le président du plus gros syndicat patronal du secteur. Dans un communiqué ce mercredi, «L’UMIH appelle les assurances à la solidarité collective et demande aux pouvoirs publics de reconnaître l’état de catastrophe sanitaire .»

«Ce qui est déterminant est de pouvoir repartir le mieux possible avec nos salariés et nos clients. Et la seule inconnue, c’est l’agenda de la pandémie», poursuit Roland Héguy. S’il est trop tôt pour dire ce qu’il adviendra de la saison estivale, le responsable observe que «pour les quatre mois qui arrivent, les commandes sont annulées.» Et s’il suffit de 24 heures pour rouvrir un hôtel, «il faudra au moins deux mois pour réamorcer toutes les entreprises du secteur.»

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