les grèves menacent-elles les vacances de Noël ?


Les préavis de grève se multiplient pour les vacances de Noël. Des perturbations sont à craindre dans les transports ferroviaire et aérien. CHRISTOPHE SIMON / AFP

Plusieurs syndicats de la SNCF et d’Air France ont déposé des préavis de grève pour les dernières semaines de l’année. Du côté d’easyJet, des tensions le font redouter. Autant de signes inquiétants pour les voyageurs à l’approche des fêtes. Résumé.

Le train : menace sur les trois derniers week-ends de l’année

Vers une énième pagaille dans les gares pendant les fêtes de fin d’année ? Après une grève des chefs de bord qui a occasionné l’annulation de 60 % des TGV inOui, Ouigo et Intercités du 2 au 5 décembre, une nouvelle «grève unitaire» est prévue ce mercredi 7 décembre, jour d’ouverture des négociations annuelles obligatoires (NAO).

Des préavis de grève ont été déposés pour les trois derniers week-ends de décembre. Les aiguilleurs du rail appellent à cesser le travail du 15 au 19 décembre, soit le premier week-end des vacances scolaires de Noël. Par ailleurs, les trois principaux syndicats de la SNCF (CFDT Cheminots, Unsa Ferroviaire et Sud Rail) ont déposé, fin octobre, un préavis de grève pour les périodes du 23 au 26 décembre et du 30 décembre au 2 janvier 2023.

Les départs vers Londres risquent également d’être perturbés. Une centaine d’employés de sécurité britanniques travaillant pour Eurostar vont débrayer pendant quatre jours avant les vacances de Noël, les 16, 18, 22 et 23 décembre. Ces quatre jours de grève s’ajouteront à d’autres débrayages sur les lignes ferroviaires britanniques.

À noter que Trenitalia, le concurrent de la SNCF sur la ligne Paris-Lyon-Milan, n’est pas affecté par le mouvement social initié par les chefs de bord. La compagnie italienne installée en France depuis décembre 2021 assure cinq allers-retours quotidiens entre Paris et Lyon et deux vers l’Italie en desservant notamment Chambéry et Modane. Elle constitue ainsi une alternative aux TGV inOui et aux Ouigo. Néanmoins, en cas de grève des aiguilleurs de SNCF Réseau, les circulations de Trenitalia pourraient également être perturbées.

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L’avion : un appel à la grève chez Air France et easyJet

Dans le ciel, les vacances de Noël rimeront-elles aussi avec vols annulés et panique dans les aéroports ? L’activité des deux principales compagnies aériennes opérant en France, à savoir Air France et easyJet, pourrait être compromise par deux grèves annoncées.

Mi-novembre, le SNGAF et l’UNAC, deux syndicats qui représentent 52% du personnel navigant commercial (PNC) d’Air France, ont en effet déposé un préavis de grève après l’arrivée à échéance de l’accord collectif des PNC de la compagnie. L’objet du conflit concerne la renégociation de cet accord régissant la vie professionnelle des hôtesses de l’air et stewards (rémunération, conditions de travail, etc.). La période concernée couvre entièrement les vacances de Noël, soit du 22 décembre 2022 au 2 janvier 2023. Pour l’heure, des discussions sont en cours avec la direction. Le résultat des négociations sera déterminant dans le maintien ou non de la grève.

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En Outre-mer, le SNPL CAIRE, syndicat qui représente les pilotes chez Air Antilles et Air Guyane, a lui aussi déposé un préavis de grève, qui couvre du 17 décembre au 22 décembre 2022. L’organisation dénonce des conditions de travail dégradées, notamment marquées par «des incertitudes relatives à leur rémunération», mais aussi des «congés payés supprimés, (des) heures supplémentaires non rémunérées (et des) licenciements contestables». Si les négociations n’aboutissent pas, le syndicat prévoit d’ores et déjà de prolonger la mobilisation pendant toute la période des vacances de Noël.

Chez les compagnies low cost, le risque d’un conflit social est également présent. Au sein de la filiale française d’easyJet, les deux principaux syndicats SNPNC et l’UNAC, qui représentent la majorité des stewards et hôtesses de l’air d’easyJet en France, réclament des augmentations, après deux ans de gel des rémunérations. Comme le rapporte Le Monde , l’entreprise aurait fait un premier pas dans le sens des négociations. De quoi apaiser les tensions ? Le 1er décembre, les organisations syndicales avaient maintenu leur menace de grève, après une réunion avec la direction.

Du côté de Ryanair, le climat social est également très tendu. En Belgique, la CSE, syndicat qui représente une partie du PNC de la compagnie sur le territoire belge, menace également de se mettre en grève dans les prochaines semaines. Dans un communiqué publié le 21 novembre, elle dénonce le comportement de la société irlandaise qui «ne cesse de bafouer les lois». «Les fêtes de fin d’année approchent, et si rien ne bouge, il y a de grandes chances pour que le personnel exprime sa colère à cette occasion», avertit le syndicat. Si le conflit social a lieu chez notre voisin, il pourrait impacter la France, certains territoires comme le Nord ou les Ardennes utilisant régulièrement les aéroports belges pour prendre l’avion.

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