Plages privées contre publiques : trop de concessions ?


Quelque 1 500 plages privées jalonnent les 17.659 kilomètres de côtes françaises (ici, le Canet-en-Roussillon). JC MILHET/Hans Lucas via AFP

Depuis son coin de sable, on les regarde souvent comme des grignoteuses d’espace public. L’arrivée des premiers estivants en bord de mer relance le débat sur les plages privées, objets d’une régulation croissante.

Trouver sa place sur le sable, et la bonne : c’est la quête de tout plagiste aguerri. Une obsession unique pour des stratégies multiples : il y a ceux qui repèrent dès le parking les mètres vides, ceux qui sont prêts à une longue marche sur le sable brûlant, ceux qui ne jurent que par une arrivée avant 10 heures. Ceux qui, une fois le coin idéal investi, bâtissent des frontières de serviettes et de glacières. Et puis, il y a ceux qui misent sur une tout autre option : la plage privée, déployée comme une extension des restaurants, paillotes et autres bistrots de plage.

Là, à l’ombre des parasols siglés, s’étire le royaume des transats et des bains de soleil. Là, plus de sable collé aux cuisses, mais des serviettes moelleuses, facturées en sus. Plus de bouteilles d’eau tiédie, mais des cocktails servis par un personnel aux petits soins. Et plus de concurrence : on réserve son matelas à la demi-journée ou à la journée, et il n’y a plus qu’à s’alanguir. Comme au théâtre…

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