Soudan du Sud – Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères


Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ pour permettre le rappel des vaccins).

Avant le départ

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevés à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

Au Soudan du Sud, le système de santé est défaillant et l’offre de soins limitée. Il en va de même en matière d’accès aux traitements et produits pharmaceutiques. En cas de maladie, d’incident de santé ou d’accident, il y aura le plus souvent lieu de procéder dans les plus brefs délais à une évacuation, médicale ou non, sur une des destinations les plus proches (Nairobi ou Addis Abeba).

Les visites dans ce pays sont par conséquent formellement déconseillées aux personnes qui présentent des problèmes de santé nécessitant une surveillance ou un suivi, ou devant suivre des traitements médicaux lourds. Dans tous les cas, les déplacements devront être préparés avec le médecin traitant.

Recommandations pour votre santé

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consultez éventuellement votre dentiste avant le départ.

Pour les personnes suivant un traitement médicamenteux spécifique, il est impératif de constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et de prévoir un stock suffisant pour toute la durée du séjour. N’emportez avec vous que les médicaments nécessaires et ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçon). Pour plus d’informations, consultez la fiche « Infos pratiques ».

Vaccinations

La fièvre jaune est endémique et la vaccination est obligatoire (à pratiquer avant le départ dans un centre agréé). Un certificat de vaccination est exigé pour les voyageurs âgés de plus de 9 mois entrant sur le territoire sud-soudanais. Un certificat de vaccination peut aussi être exigé à l’entrée de certains pays pour les voyageurs quittant le Soudan du Sud.

Voir aussi :  Crudo Means Raw - Voyage / El Pasaje Vol. 2

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée, en incluant rubéole, oreillons et rougeole chez l’enfant. La vaccination antituberculeuse est également souhaitable.

En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.

Il est recommandé d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.

La vaccination contre la rage est souhaitable dans certains cas, en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Risques sanitaires

Maladies transmises par les moustiques

Le paludisme sévit au Soudan du Sud. Le risque est d’autant plus élevé lors de la saison des pluies (avril/octobre).

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire, potentiellement mortelle, transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les piqûres de moustiques et le traitement médicamenteux. Il est recommandé d’appliquer les mesures de protection contre les piqûres de moustiques, particulièrement la nuit ou en soirée (cf ci-après).

Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.

Pendant votre séjour et les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Des cas de transmission du chikungunya et de la dengue ont été rapportés. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Mesures générales de prévention contre les moustiques :

• Porter des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage).

• Utiliser des produits répulsifs cutanés : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/infos-pratiques/risques/risques-sanitaires/article/maladies-transmises-par-les-moustiques

• Protéger son logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.).

• Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les gouttières).

Autres risques sanitaires

Dans les États régionaux du Jonglei et du Haut-Nil, l’Organisation mondiale de la santé signale une recrudescence de leishmaniose viscérale. Cette parasitose est transmise par une mouche de sable ou un moucheron qui pique surtout le soir et la nuit. L’infection se traduit par des lésions cutanées qui peuvent se développer sur le visage, les bras et le corps. Plusieurs formes de la maladie sont connues, uniquement cutanées ou viscérales, pouvant être mortelles.

Voir aussi :  Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Le traitement curatif est long et difficile et il convient de consulter un médecin rapidement après l’apparition d’une ou plusieurs plaies cutanées laissant supposer une infection. La prévention consiste notamment à porter des vêtements couvrants et à appliquer sur la peau des répulsifs anti-moustiques.

  • La fièvre de la vallée du Rift

Cette maladie du bétail peut être transmise à l’homme par contact direct avec le sang ou le lait de l’animal contaminé ou par une piqûre de moustique. Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits crus d’origine animale, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques (cf. ci-dessus), de jour comme de nuit. Il n’existe pas de vaccin contre cette maladie.

Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Les nombre de cas de choléra recensés a fortement augmenté au Soudan du Sud depuis 2013. La maladie semble particulièrement se propager durant la saison des pluies, entre les mois d’avril et d’octobre.

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre à des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente. La prévention repose sur la vaccination, qui est recommandée, et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

La rage est une maladie virale transmissible à l’homme par morsure ou léchage d’une muqueuse par un chien, renard ou chauve-souris atteint du virus. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide et il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. La vaccination préventive avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation médicale préalable.

Voir aussi :  Formalités : Vietnam : l'extension de visa passe à 45 jours

Des cas de méningite bactérienne sont régulièrement signalés dans les États régionaux du Haut-Nil, du Warab, de l’Equatoria occidental, du Bahr el Ghazal septentrional et du Bahr el Ghazal occidental. Il est déconseillé de se rendre au Soudan du Sud avec de jeunes enfants.

Il est vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour une évaluation sur la nécessité de se faire vacciner contre le méningocoque (A,C,Y,W).

Pour plus d’informations : https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/meningite-infections-invasives-a-meningocoques

  • Infection par le virus HIV – IST

Concernant les infections sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risques.

Quelques règles simples

De manière générale :

• Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risques d’infection parasitaire).

• Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.

• Se tenir à distance des animaux, de leurs déjections et de leur cadavre.

• Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés.

• Veiller à sa sécurité routière (port de la ceinture de sécurité).

• Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçon).

Mesures d’hygiène alimentaire :

• Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes.

• Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson.

• Éviter la consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits.

• Peler les fruits et légumes ou bien les laver (à l’eau saine).

• Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids.

• Ne boire que de l’eau en bouteille, des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).

• Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais.

• Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli.

• Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et toilettes.

Pour plus d’informations :

Institut Pasteur

Santé publique France

Organisation mondiale de la Santé



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