Visite exclusive du Peninsula London, l’un des hôtels les plus attendus de ces dernières années


AVANT-PREMIÈRE – Buckingham n’a qu’à bien se tenir ! Un nouveau «Palace» a poussé juste à côté : voici le Peninsula London. Pour sa première ouverture au Royaume-Uni ce mardi 12 septembre, la chaîne hôtelière quasi centenaire, dévoile un projet ambitieux et attendu. On a poussé les portes.

30 ans. C’est le temps que The Hongkong and Shanghai Hotels, la société mère de la chaîne Peninsula, a mis à trouver l’endroit parfait pour son premier établissement londonien. Résultat : une situation royale en plein cœur de Londres, entre Buckingham Palace, Green Park et Hyde Park, à quelque 15 minutes de marche de Westminster, Big Ben, Harrods et de nombreux sites incontournables.

Malgré cela, notre première impression n’est pas l’«effet waouh» imaginé. Ironiquement, c’est sans doute à cause de l’emplacement sur Hyde Park Corner, un rond-point très passant autour du majestueux arc de Wellington, célébrant la victoire anglaise à Waterloo. Ce dernier n’est pas si visible depuis le lobby. Il disparaît un peu derrière la foule, les bus rouges et un mémorial pour les soldats australiens tombés pendant les deux guerres mondiales. Quant au bâtiment, il a été construit par Hopkins Architects dans un style moderne d’inspiration palazzo, en pierre de Portland afin de se mêler harmonieusement aux édifices classés du quartier de Belgravia. Pari réussi ! Mais, revers de la médaille, ce cinq-étoiles de 190 chambres et suites, pourtant colossal, peine à se distinguer dans le paysage. Heureusement, deux statues de lions chinois, emblèmes de tous les hôtels Peninsula, gardent l’entrée et lui confèrent un caractère exotique.

Un décor signé Peter Marino

En pénétrant dans le lobby, on ne peut s’empêcher de lever la tête vers le plafond à caissons sculptés qui monte jusqu’au ciel. Soutenu par des colonnes et orné de lustres en cristal, il produit une impression de grandeur grisante. Sur une palette beige et boisée, l’architecte d’intérieur Peter Marino (auquel on doit des magasins de luxe comme Dior, avenue Montaigne) a semé des touches d’or et d’orange. Dès l’ouverture, on savourera ici l’afternoon tea, spécialité londonienne, en écoutant de la musique live, jouée toute la journée.

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Avec pour fil rouge la fluidité entre l’intérieur et l’extérieur, chaque extrémité du hall donne à s’évader. Le regard se perd dans les papiers peints artisanaux de Gournay, représentant les parcs voisins, et on admire deux gigantesques érables du Japon âgés de 120 ans – les plus anciens en Europe, importés spécialement de France par Enzo Enea, le designer de la belle cour intérieure. Celle-ci arrose le lobby de lumière et constitue une entrée discrète pour les arrivées en voiture. Des Bentley hybrides sont mises à disposition des clients ainsi qu’une Rolls-Royce, véhicule associé depuis toujours à la marque (on se souvient de Mary Goodnight déclarant à James Bond dans L’Homme au pistolet d’or : « Toutes les Rolls-Royce vertes appartiennent au Peninsula ».)

Deux restaurants qui font voyager

L’entrée du Brooklands, le restaurant-bar-rooftop de l’hôtel. Photo Peninsula

Pour les fans du volant, un voyage trépidant commence au rez-de-chaussée. À droite du lobby, un grand miroir concave attire notre attention vers une pièce plus sombre où parade une Napier Railton. Cette voiture vintage détient le record de vitesse de Brooklands, un ancien circuit automobile et aérodrome anglais, qui donne son nom au restaurant-bar-rooftop de l’hôtel. On y accède via un ascenseur déguisé en montgolfière, s’ouvrant sur un temple de l’aéronautique et du sport automobile britanniques. Parmi ses collections figurent une impressionnante maquette du Concorde et un lustre inspiré d’un turbomoteur Rolls-Royce qui scintille et tourne. « Le bar est mi-théâtre, mi-musée » déclare David Archer, du cabinet d’architectes Archer Humphryes responsable du projet.

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À mesure que l’on découvre les différentes pièces – dont un fumoir dédié à la dégustation de cigares – on se croirait de plus en plus dans un avion. Les uniformes du staff, imaginés par Jenny Packham, ressemblent à ceux du personnel navigant d’une compagnie aérienne des années 1960. Et puis, il y a le ciel… Le ciel enroulé tout autour d’une luxueuse terrasse panoramique, offrant le plus extraordinaire des spectacles. Si Londres ne manque pas de rooftops, celui-ci ne manque pas une miette de Londres. On aperçoit tous les monuments, absolument tous ! On en oublierait presque que l’on est dans un restaurant, avec aux commandes le chef étoilé Claude Bosi.

Canton Blue célèbre la fusion des gastronomies britanniques et chinoises. Photo Peninsula

Brooklands ne prendra les réservations qu’à la fin septembre 2023 et servira une cuisine européenne contemporaine, mettant à l’honneur des produits de sources durables, issus des îles britanniques. En revanche, Canton Blue, l’autre restaurant de l’hôtel est déjà ouvert. C’est un lieu à l’atmosphère tamisée et aux allures de bateau qui célèbre la fusion des gastronomies britanniques et chinoises, née du commerce des épices. Le décor, imaginé par Henry Leung du cabinet CAP Atelier, est un entrelac de cultures. Il s’illustre notamment par des petits boxs intimes, tapissées d’assiettes en porcelaine jaune et bleue : des couleurs associées à la royauté en Chine et en Angleterre. Au menu du chef Dicky To, dim sum, thés artisanaux et cocktails dépaysants.

Des chambres et suites à l’apogée du confort

Les 190 chambres offrent des vues exceptionnelles sur l’arc de Wellington et les jardins de Buckingham. Photo Peninsula

Dans les chambres et leurs salles de bains, également décorées par Peter Marino, on retrouve les généreux volumes et les nuances de miel, marbre et bois du lobby. Avec une superficie minimum de 50m2 – contre 35m2 pour une chambre de gamme moyenne à Londres – on est bien dans un palace ! Au nombre de 190 (plus 25 appartements) elles offrent des vues exceptionnelles sur l’arc de Wellington et les jardins de Buckingham, la garde à cheval en prime et le bruit en moins. En première catégorie, il faudra se contenter de la cour. Mais les glycines, la lumière et les lits luxueux qui s’apparentent à d’irrésistibles dumplings dodus, ont de quoi enchanter les plus exigeants des voyageurs. Côté suites, l’hôtel frappe fort avec la Peninsula Suite qui abrite une salle de cinéma et une gym et peut être combinée avec six autres chambres pour atteindre 1 490 m² !

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Avec une superficie minimum de 50m2 – contre 35m2 pour une chambre de gamme moyenne à Londres – on est bien dans un palace ! Photo Peninsula

Mais, quelle que soit la chambre, les tiroirs et penderies en acacia sont remplis de ces petits bonheurs qui peuvent faire une grande différence. Un chargeur de téléphone oublié ? Pas de problème, la table de nuit contient un chargeur sans fil. Chaque client dispose d’un sèche-cheveux Dyson, et même, d’un sèche ongles ! Enfin, comble du luxe, si d’aventure on ne pouvait pas aller ouvrir au room service, un astucieux coffre-placard, ouvrable de l’extérieur, permet au personnel de livrer des repas ou toute autre chose. Un avantage non négligeable, surtout lorsque l’on est occupé à tester la fonction spa (lumière tamisée et musique d’ambiance) de la salle de bains.

Si tout cela ne suffisait pas à nous contenter, un spa et une gigantesque piscine ouvriront au sein de l’hôtel en novembre 2023 et une galerie marchande haut de gamme suivra.

Peninsula London. 1 Grosvenor Place, Londres SW1X 7HJ, Angleterre. Tél. : +44 203 9592 888. À partir de 1300 £ (environ 1 512 €) la nuit.



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