«Après l’Arménie, avant le Kurdistan syrien, Dubaï, pour le contraste, on ne peut faire plus abyssal»
«Une boîte de caviar trône discrètement sur une table. Elle est vite avalée. Je commence à me sentir un tout petit peu millionnaire…»
Vis ma vie de millionnaire : un écrivain engagé au pays des paradis artificiels
Patrice Franceschi est écrivain, aviateur et marin, Prix Goncourt de la nouvelle 2015. Il partage sa vie entre littérature, aventure et engagements de terrain, notamment auprès des Kurdes et des Arméniens. Le titre de son dernier roman, Dernière lutte avant l’aube, paru en avril, chez Grasset, ne laisse planer aucun doute sur le caractère bien trempé de l’homme et son peu d’appétence pour les futilités.
Lorsque nous préparions cette série d’été, dans notre liste initiale d’auteurs potentiels et de cauchemars à leur attribuer, en face de son nom était donc noté : l’envoyer à Orlando, dans un parc d’attractions. Mais Sylvain Tesson jetant l’éponge par manque de temps, Dubaï s’est libéré et Franceschi en a hérité. On lui envoie la proposition par SMS, il nous rappelle dans la demi-heure, hilare : « C’est tellement décalé et drôle, bien sûr j’accepte, d’autant que cela me rappelle les seuls moments de ma vie où l’idée d’un peu de luxe a pu m’attirer. C’était pendant la guerre d’Afghanistan…