Balade Art Déco à New York : le glamour au sommet
GRAND REPORTAGE – C’est à Manhattan dans les années 1920 que s’est épanouie la version architecturale la plus éblouissante de ce mouvement. Éclipsés par des tours longilignes, les buildings Art déco sont à nouveau désirables grâce à des restaurations pharaoniques et à l’attachement indéfectible d’Américains et de Français pour ce patrimoine intemporel.
Au cœur de Midtown, deux adresses emblématiques ont rouvert cet automne. Sur Park Avenue, la bannière étoilée flotte à côté d’un nom en relief, The Waldorf-Astoria, gravé en lettres d’or. L’œil essaye de gravir les 47 étages du bâtiment et se perd dans les reflets des milliers de fenêtres à guillotine. Le palais non officiel de New York a été fermé pendant huit ans. Derrière ses lourdes portes à tambour, s’ouvre un univers de raffinement absolu. Dans l’entrée principale aux allures de temple grec, « La Roue de la vie », splendide mosaïque circulaire réalisée par l’artiste français Louis Rigal, a retrouvé ses couleurs vibrantes, tout comme les fresques des salons classés et les marbres étincelants de la Peacock Alley. En traversant le bar le plus chic de New York, des femmes sophistiquées laissent sur leur passage un sillage capiteux tandis qu’un pianiste interprète un standard du jazz sur le Steinway de Cole Porter. Autour de l’horloge commandée par la reine Victoria pour l’Exposition…
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