Crozon, Ouessant, Morlaix… Finistère nord, on dirait le Sud


La plage de l’île Vierge, sur la presqu’île de Crozon, le trident de la Bretagne. Est-ce encore le Finistère nord, ou déjà le Finistère Sud? Qu’importe, tant que la mer d’Iroise y est turquoise… STANISLAS FAUTRE / Le Figaro Magazine

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GRAND REPORTAGE – Le Finistère nord déploie une des côtes les plus spectaculaires de France: des baies de carte postale, des îlots de granit couronnés d’écume, des plages de sable fin baignées d’une eau turquoise. Cap sur le bout du monde le plus près de chez nous.

Par Vincent Noyoux (texte) et Stanislas Fautré (photos) pour Le Figaro Magazine.

Le bout du monde commence à trois heures de Paris. Le Finistère, «la limite extrême, la pointe, la proue de l’Ancien Monde», selon les mots de Michelet, se découvre facilement au départ de la gare de Morlaix, en Bretagne. Le viaduc qui enjambe la ville a été construit pour accueillir le train. En 1865, celui-ci libérait ses passagers après seize heures de voyage… Les hautes arches du viaduc offrent une silhouette majestueuse à la ville, bâtie à cheval sur trois collines. Les rues pentues dégringolent jusqu’à des maisons à encorbellement cachant des pondalez, cours intérieures garnies d’escaliers à vis et de galeries en bois sculpté.

On devine l’opulence des anciens propriétaires, négociants et marchands enrichis par le commerce de la toile de lin. Les «crées du Léon», fines et résistantes, firent la fortune du Léon et du Trégor aux XVIe et XVIIe siècles. Vers 1680, 10.000 kilomètres de toile de lin étaient exportés…

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Voir aussi :  Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

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