Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères


Risques encourus et recommandations associées

Criminalité

Après une forte augmentation en 2016 et 2017, le nombre d’homicides au Brésil a baissé en 2018 puis en 2019. Le Brésil reste malgré tout un pays à risque : agressions sexuelles et viols sont ainsi en augmentation significative. Les touristes sont régulièrement victimes de vols, parfois avec violences. La prudence et la vigilance sont recommandées en toutes circonstances.

Insécurité routière

Les routes du Brésil ne sont pas sans danger : imprudence des conducteurs et entretien souvent déficient du réseau qui n’est que partiellement asphalté. Il convient dès lors de ne pas circuler de nuit, ni en période d’intempéries, et de privilégier les transports aériens pour les longues distances.

Risques naturels

En saison sèche (mai-octobre), les incendies sont nombreux notamment en Amazonie, dans le Cerrado et le Pantanal.

En saison humide, les pluies tropicales intenses provoquent des inondations de moyenne ampleur et des effondrements de chaussée. Les inondations ont été à l’origine des ruptures de barrages et de coulées de boue meurtrières dans le Minas Gerais en 2014, 2015 et, plus récemment, en janvier 2019 à Brumadinho.

Recommandations générales pour le Brésil
  • surveiller en permanence ses effets personnels en évitant de transporter tous ses papiers et son argent dans un seul sac. Les sacs à dos doivent être portés de préférence en position ventrale ;
  • faire une copie ou numériser ses documents d’identité pour y avoir accès depuis son adresse électronique en cas de vol ;
  • ne pas se déplacer avec des sommes importantes d’argent et ne pas exhiber d’objets de valeur dans la rue (montres, téléphones et ordinateurs portables, bijoux) ;
  • ne jamais laisser ses affaires sur la plage sans surveillance, notamment à Rio de Janeiro ;
  • ne pas laisser d’objets de valeur dans les auberges de jeunesse (« Hostels ») ;
  • privilégier les distributeurs de billets installés à l’intérieur des centres commerciaux ou agences bancaires ;
  • en cas d’agression, n’opposer aucune résistance et obéir aux injonctions sans négocier ni chercher à poursuivre l’agresseur qui peut être armé. Si possible, prévoir un peu d’argent à remettre sans hésiter à l’agresseur ;
  • en ville, privilégier les taxis positionnés dans les stations de taxis ou pré-réservés. Refuser le « racolage » de taxis pratiqué dans certains aéroports et s’adresser plutôt aux compagnies officielles. A Rio de Janeiro, préférer les VTC aux Taxis ;
  • circuler en ville les vitres fermées, surtout dans les embouteillages. En cas d’accident de la circulation, appeler immédiatement la police pour réaliser le constat, sans déplacer son véhicule ;
  • s’informer sur place des zones à éviter telles que les quartiers de bureaux le soir et le week-end, les plages par temps de pluie etc. D’une manière générale, observer le rythme de vie local en évitant les promenades nocturnes ;
  • il est vivement déconseillé de visiter les favelas, notamment à Rio de Janeiro, même accompagné d’un guide ;
  • éviter le camping sauvage ; pratiquer le tourisme écologique ou sportif avec prudence, en tenant compte de l’infrastructure médicale locale et en ayant souscrit à une assurance médicale adaptée (cf. onglet Santé des Conseils aux voyageurs) ;
  • s’éloigner sans délai de toute dispute, bagarre, opération de Police débutant ou en cours.

Zones de vigilance

Zones formellement déconseillées (en rouge sur la carte)

La zone frontalière avec le Venezuela est formellement déconseillée. La présence de l’État y est limitée et se résume à quelques postes militaires. Des groupes armés et/ou criminels agissent de part et d’autre de la frontière. La situation est aggravée par le flux de réfugiés en provenance du Venezuela.

Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange sur la carte)

Dans les zones frontalières, la criminalité ordinaire, le trafic de stupéfiants, l’orpaillage clandestin et les affrontements liés aux conflits fonciers conduisent à déconseiller l’ensemble de ces zones, sauf raison impérative. Des exactions ne sont pas à exclure, par débordement, sur certaines voies de communication ou agglomérations, dans les États brésiliens limitrophes de l’Amazonas, d’Acre, de Rondônia, du Roraima, ainsi que du sud du Mato Grosso, de l’ouest du Para et du nord de l’Amapa.

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Zones de vigilance renforcée (en jaune sur la carte)

. Brasilia

Le District Fédéral est relativement sûr, le centre de Brasilia (Plan pilote, Lago Sul et Lago Norte mais aussi le quartier de Aguas Claras) profitant de la présence des administrations, des ambassades et des forces de sécurité. On signale néanmoins des vols à l’arraché ainsi qu’aux guichets de distribution d’argent liquide. Plusieurs attaques à main armée dans les transports en commun extra-urbains ont été rapportées.

La plus grande prudence est recommandée dans les villes satellites de la capitale.

. Nordeste

Les États du Nordeste figurent parmi ceux ayant le taux d’homicides le plus élevé. La grande majorité des homicides ne cible pas les touristes. Les vols et les agressions sont fréquents, y compris dans les zones les plus sûres.

Dans la plupart des villes du Nordeste, il est recommandé d’éviter de se promener à pied, a fortiori seul, et de privilégier les véhicules particuliers de location et les taxis. Il est conseillé de préparer un itinéraire précis à l’avance, de ne pas s’éloigner des grands axes et zones d’activités. Il convient de rester vigilant sur les options d’itinéraires proposés par les systèmes de guidage automobile. Ces systèmes ne tiennent pas compte de la sécurité des itinéraires et peuvent vous orienter vers des zones risquées. A noter la pratique largement répandue et recommandée de ne plus respecter les feux rouges tard le soir et la nuit. Il convient toutefois de prendre les précautions requises pour ne pas provoquer d’accidents et ne pas en subir.

Le métro, notamment à Recife, est à proscrire en raison des vols et agressions qui y sont fréquemment perpétrés. Les bus présentent un risque similaire auquel s’ajoute la conduite souvent dangereuse des chauffeurs (vitesse excessive, arrêts et départ brusques, nombreux accidents recensés). Les piétons ne sont respectés ni par les automobiles ni par les autobus : il convient d’être très prudent en traversant la chaussée.

Sur les plages du Nordeste en général, il est recommandé de ne pas rester isolé et de louer un siège auprès de l’un des nombreux stands de location d’articles de plage. Il est conseillé de n’emporter avec soi que le strict nécessaire (la possession de papiers d’identité n’est pas nécessaire) et de ne jamais laisser d’effets personnels sans surveillance.

. Recife (État du Pernambuco, Région Nordeste)

Les quartiers de Boa Viagem, Graças, Poço de Panela et Casaforte sont réputés les plus sûrs bien qu’ils soient eux aussi touchés par l’insécurité. Le quartier du bord de mer Boa Viagem est le plus sécurisé.

A noter cependant qu’à la nuit tombée, si l’avenue Boa Viagem qui longe la mer reste relativement sûre, il n’en est pas de même du reste du quartier qui se vide de ses piétons.

Il est conseillé de visiter le centre historique (Recife Antigo) de préférence en journée ou le week-end et d’éviter les rues désertes.

Le quartier historique d’Olinda est plus sûr, de jour comme de nuit, en semaine comme en week-end.

Le risque d’attaques de requins est réel sur les plages urbaines de Recife et des alentours. La nage au large est strictement à proscrire. Le baigneur veillera à rester proche du rivage et à se baigner à marée basse. A noter qu’à marée basse comme à marée haute, la baignade les jours de pluie est à éviter car l’eau se trouble et forme un terrain de chasse privilégié pour les requins.

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. Salvador de Bahia (État de Bahia, Région Nordeste)

La quasi-totalité de la ville est marquée par une forte insécurité. Seul le quartier de Barra peut faire exception, mais là aussi, la prudence est de mise une fois la nuit tombée.

Les quartiers historiques du Pelourinho et de Santo Antonio peuvent être parcourus à pied en journée tout en restant sur ses gardes malgré tout. Ils sont à proscrire une fois la nuit tombée.

. Fortaleza (État du Ceará, Région Nordeste)

De nombreuses attaques ont été perpétrées par des factions criminelles début 2019 dans l’ensemble de l’État à l’encontre des bâtiments et biens publics, sans faire de victimes.

Malgré un retour à la normale, le niveau d’insécurité reste très élevé en ville. Il y est recommandé de suivre tout particulièrement les consignes générales de sécurité, de ne pas s’éloigner des axes principaux et des lieux touristiques, de se tenir régulièrement informé de la situation et de respecter les consignes des autorités locales.

. Natal (État du Rio Grande do Norte)

La ville de Natal est l’une des capitales d’État à avoir connu la plus forte hausse de criminalité au cours des dix dernières années. Il y est recommandé de suivre tout particulièrement les consignes de sécurité.

. Rio de Janeiro

Moyens de transport :

• Le métro est sûr et bien sécurisé.

• Le réseau d’autobus est abondant, mais moins sécurisé. Des agressions y sont parfois commises, et les conducteurs, primés au tour, y conduisent à vitesse toujours excessive, occasionnant régulièrement de graves accidents.

• Privilégier les VTC pour bénéficier de la géolocalisation de la course et pour ne pas avoir à sortir d’argent de manière ostensible (ce que l’application permet effectivement).

• Les taxis sont à l’origine d’un très grand nombre de plaintes auprès de la Police Touristique. Agressions, vols et escroqueries doivent inciter à les éviter. En tout état de cause, si le recours au taxi est inévitable, refuser tout paiement par carte bancaire (multiples cas de fraudes aux moyens de paiement) ;

• Les véhicules de location, bien que banalisés, peuvent être identifiés, les transformant parfois en cibles dans la circulation. Il convient de rester vigilant sur les options d’itinéraires proposés par les systèmes de guidage automobile. Ces systèmes ne tiennent pas compte de la sécurité des itinéraires. Les routes peu fréquentées et certains quartiers exposent davantage aux risques criminels ;

• Les piétons ne sont pas reconnus comme prioritaires lorsqu’ils traversent la chaussée. Les véhicules tiennent peu compte de leur présence sur la voie publique. De nombreux accidents sont régulièrement constatés impliquant des touristes.

• Le réseau ferré est peu fiable et de mauvaise qualité.

Sites touristiques :

• Les quartiers riches de Rio (Copacabana, Ipanema, Bara de Tijuca), font l’objet d’une présence policière renforcée. Les vols, parfois sous la menace d’une arme, s’y produisent parfois, et les recommandations de prudence s’y appliquent.

• Les quartiers pauvres (« favelas ») sont imbriqués dans la ville, et leur exploration est particulièrement déconseillée : ce sont des lieux de vie d’une population défavorisée, où la curiosité touristique est à la fois inopportune et risquée. Les opérations de police y sont fréquentes et donnent souvent lieu à des affrontements avec échange de tirs.

• Les quartiers touristiques sont les premières cibles de la criminalité. Il convient donc de redoubler de vigilance dans ces zones, en prenant soin d’éviter d’attirer les convoitises. Il est recommandé d’éviter d’y déambuler avec des téléphones, appareils photo, bijoux, montres ou objets de valeur, apparents.

o Les touristes visitant les quartiers de Lapa et Santa Teresa sont particulièrement ciblés, en période touristique (d’octobre à mars) entre 12h et 16h.

o Le site du Corcovado peut être visité en priorité par les minibus ou funiculaires organisés par la municipalité. Eviter d’y accéder par la forêt sans être accompagné d’un guide.

o Les plages de Copacabana et Ipanema concentrent les deux tiers des faits de vol. Il est préférable de s’y rendre uniquement doté du strict minimum nécessaire à la baignade. Attention, de nombreux vols sont signalés sur des touristes se rendant une dernière fois à la plage avec leur valise, avant de prendre l’avion.

o Le Centro est à visiter en priorité en semaine, durant les périodes d’affluence (entre 10 h et 17h).

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• Les villes touristiques de la région (Paraty, Buzios, Teresopolis, Petropolis…) offrent un niveau de sécurité acceptable. Les trajets sont toutefois longs pour s’y rendre, et le réseau routier est peu sûr. Il convient d’éviter tout déplacement en voiture la nuit.

. São Paulo

A São Paulo, la proportion des viols, homicides et tentatives d’homicides, tous mobiles confondus, est en baisse mais reste très élevée depuis plusieurs années. Aucun quartier n’est totalement épargné. Si les quartiers aisés proches du centre sont réputés plus sûrs, le centre-ville historique (Centro) est occupé par de nombreux marginaux, souvent toxicomane (Praça da Republica, Praça da Sé, Estaçao da Luz, Pinacoteca). Il est vivement recommandé d’éviter cette zone la nuit. Les quartiers périphériques sont très dangereux. Il est aussi vivement déconseillé de s’y rendre la nuit. Le quartier du Morumbi connaît une recrudescence de la criminalité ; il convient de faire preuve de vigilance lors de tout déplacement, notamment de nuit.

Les agressions recensées peuvent avoir lieu à toute heure, de jour comme de nuit. Les déplacements en ville doivent faire l’objet d’une grande vigilance. Les agressions, commises par des individus dissimulés ou à moto, peuvent avoir lieu lors du stationnement des véhicules aux feux rouges. Avant chaque carrefour, il est recommandé d’observer les lieux et de vérifier dans le rétroviseur l’éventuelle approche de deux-roues suspects.

De nombreux “pickpockets” et voleurs à la tire sévissent dans les quartiers d’affaires, en particulier sur l’avenue Paulista, de jour comme de nuit, ainsi que dans les halls et dans les alentours des hôtels accueillant des étrangers. Il convient d’être vigilant sur les plages du littoral pauliste, et de n’emporter avec soi que le strict nécessaire.

Des agressions à main armée sur des touristes ont été recensées dans le quartier Vila Madalena, très festif, surtout la nuit en fin de semaine. Il convient d’éviter de s’y promener avec les originaux de ses documents d’identité, objets de valeur et cartes de crédit.

Les environs de São Paulo

La périphérie de São Paulo est une zone à risque et impose une vigilance renforcée aux voyageurs qui s’y rendent ou la traversent. Si l’arrière-pays rural offre un niveau de sécurité relatif, la plaine littorale, et notamment la “baixada santista”, sont le théâtre de nombreux accidents et agressions par des pirates de la route ou sur les axes de circulation et d’attaques à main armée contre les hébergements touristiques.

La prudence est recommandée lors des déplacements dans cette région, notamment de nuit. Une attention particulière doit être portée à la réservation des logements sur le littoral, notamment des locations saisonnières ; il convient de se renseigner sur les conditions de sécurité dans la zone.

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