Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères


Transport

Transport routier

  • Infrastructures routières

Les routes de montagne sont relativement en bon état mais par nature sinueuses. La conduite locale peut être « sportive ». Des piétons et des animaux sont fréquemment présents le long des routes, y compris sur les voies considérées comme rapides. Une extrême prudence est de rigueur.

Les vitesses maximales autorisées sont de 110 km/h pour les autoroutes, 90 km/h pour les routes interurbaines principales, 80 km/h pour les routes secondaires et locales et 40 km/h en ville et dans les zones résidentielles.

De jour, l’allumage des feux de croisement est obligatoire en dehors des agglomérations.

La conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants est fortement pénalisée.

Le permis français est suffisant et reconnu pour les voyageurs circulant en Albanie.

Le permis de conduire peut faire l’objet d’un retrait immédiat, pour une période de 1 à 12 mois, et d’une amende de 2 500 (environ 18€) à 20 000 leks (environ 147€) dans les 5 cas suivants :

• dépassement de la vitesse autorisée de plus de 20 km/h,

• alcoolémie au-delà de 0,5 mg d’alcool dans le sang,

• non-respect d’un feu rouge,

• outrage à agent de police,

• délit de fuite après un accident.

Pour un ressortissant étranger, les autorités locales (le Conseil du district de la ville ) prononce sa décision sous 48 heures et la communique aux autorités policières pour exécution. Le permis est restitué à l’issue de la période de retrait, en mains propres ou par voie postale, via le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères albanais dans le cas où le contrevenant étranger a déjà quitté le territoire.

  • Politique pénale stricte à l’égard des conducteurs impliqués dans des accidents ayant entraîné des blessés ou des décès

Depuis le 18 décembre 2014, tout accident grave de la circulation avec blessés ou décès d’un tiers constitue une infraction aux termes des articles 290 et 291 du code pénal. Il entraîne systématiquement une garde à vue de 48 heures pour le conducteur et son déferrement devant un juge, qui décide de la remise en liberté ou du maintien en détention, ce qui porte le délai de rétention à 72 heures maximum.

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Il convient pour le mis en cause de s’attacher les services d’un avocat spécialisé dès le début de la mesure de garde à vue.

En cas d’infraction, l’article 290 énonce que :

• le non-respect des règles de circulation entraînant des blessures légères est puni d’une amende et/ou d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à 1 an d’enfermement ;

• le non-respect des règles de circulation entraînant des blessures graves est puni d’1 à 5 ans de prison ;

• le non-respect des règles de circulation causant un décès est puni de 2 à 10 ans de prison ;

• le non-respect des règles de circulation entraînant des blessures graves et causant des décès (plusieurs victimes) est puni de 5 à 20 ans de prison.

En cas de conduite en état d’ivresse, l’article 291 énonce que :

• la conduite en état d’ivresse (au-delà de 0,5 mg d’alcool dans le sang) ou sous l’empire de stupéfiants est puni jusqu’à 3 ans de prison.

En cas de déplacements avec son véhicule personnel, il convient d’apporter la preuve d’une assurance internationale couvrant l’Albanie.

Transport maritime

Le trafic maritime dessert uniquement les ports italiens (Bari, Brindisi, Trieste et Ancône) et grecs (dont Corfou), sauf croisières organisées. Aucune liaison maritime n’existe avec la Slovénie, la Croatie et le Monténégro.

Transport aérien

De nombreuses compagnies aériennes desservent Tirana. Les principales destinations directes toute l’année sont : Athènes, Belgrade, Bruxelles, Francfort, Gênes, Istanbul, Ljubljana, Londres, Milan, Munich, Rome, Turin, Venise et Vienne.

Paris est désormais également une destination directe depuis Tirana, avec la compagnie Transavia, filiale ’’low cost’’ d’Air France, mais seulement 6 mois de l’année entre fin avril et fin octobre.

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Législation locale

Risques encourus pour délit sexuel, prostitution

La législation albanaise prévoit de lourdes sanctions à l’encontre des auteurs de viols, d’attentats à la pudeur, d’actes de débauche et de dépravation. Les peines sont aggravées si la victime est mineure.

Risques encourus pour trafic et consommation de stupéfiants

Le commerce et la consommation de drogue (y compris de cannabis) sont sanctionnés par des peines de 5 à 15 ans d’emprisonnement.

Espèces menacées

Plusieurs oiseaux (pélican frisé dans le parc de Divjaka-Karavasta), rapaces (aigle royal, vautour percnoptère, etc.) et mammifères de montagne font partie des espèces protégées et sont en danger d’extinction en Albanie, voire inscrits sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La seule action autorisée est de les observer à distance, en respectant leur habitat.

Les rapaces et les ours sont braconnés afin d’être revendus et exhibés sur les plages (oursons dont la mère a été tuée) ou enfermés dans des cages dans les bars et les restaurants, voire empaillés.

Afin de lutter contre ces pratiques, il convient de ne pas donner d’argent aux personnes qui détiennent ces animaux et de rapporter les faits aux des autorités albanaises, à l’Inspection de l’environnement et aux ONG actives dans le domaine de la protection des espèces :

• Protection and Preservation of Natural Environment in Albania (PPNEA)

• Institute for Nature Conservation in Albania (INCA)

• Association pour la conservation des oiseaux et des mammifères (ASPBM) : infoaspbm chez gmail.com

• Animal Rescue Albania (ARSA) : animalrescuealbania chez gmail.com

• 4 Paws : savealbanianbears chez gmail.com

Us et coutumes

Les contacts avec la population doivent être respectueux des traditions propres à la société albanaise, généralement caractérisée par son hospitalité. Les voyageurs doivent veiller à adopter une tenue et une attitude correctes et adaptées, notamment à l’occasion des visites des lieux de culte.

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Il convient de faire preuve de respect envers les jeunes femmes : leurs familles restent très attentives à leurs fréquentations.

Divers

Extorsion

Des tentatives d’extorsion de voyageurs ont été signalées dans certaines discothèques et bars de nuit : des jeunes femmes proposent aux étrangers de prendre des selfies et utilisent ensuite ces photos afin d’obtenir de l’argent, en menaçant de les diffuser sur les réseaux sociaux.

Cartes de paiement

L’usage de la carte de paiement, parfois refusée, peut être soumis à des frais élevés. Il est en revanche facile de trouver des petits bureaux de change où convertir des devises en espèces. Il existe deux bureaux de change sans frais rue Kavajës à Tirana, à proximité de l’ambassade de France. Il est conseillé de vérifier la présence du panneau « pa komision » (sans commission) figurant en devanture.

A Tirana et dans les villes principales et touristiques, des guichets automatiques proposent des retraits en euros. Selon les établissements bancaires, un retrait est gratuit (Société générale Albania) ou coûte 3 euros/400 leks (Intesa San Paulo) ou 5 euros/700 leks (Raiffeisen) (au 30 mars 2018).

Hébergement

Dans les hôtels, il est toujours préférable de réserver, même par téléphone, et de se faire clairement confirmer le tarif avant de prendre possession de la chambre. Il n’est pas rare que la tarification des hôtels (comme des musées) diffère pour les étrangers du tarif pratiqué pour les Albanais.

La plupart des hôtels peuvent (et préfèrent) être payés en euros.



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