Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères


Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins.

AVANT LE DÉPART

• Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation, etc.) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

En cas de soins sur place, les cliniques et les hôpitaux privés de Lima sont bien équipés et les médecins, souvent formés en Europe ou aux Etats-Unis, en général de très bon niveau. Les soins doivent généralement être réglés à l’avance (une carte bancaire est systématiquement demandée lors de l’admission).

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et emportez dans vos bagages les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçon). Pour plus d’informations, consultez la fiche “Informations pratiques“.

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales, pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations.

Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.

• Vaccinations

Aucune vaccination n’est obligatoire mais certaines vaccinations sont recommandées : assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles ainsi que celles liées à toutes les zones géographiques visitées :

  • Pour l’Amazonie, le vaccin contre la fièvre jaune est vivement recommandé (à pratiquer avant le départ dans un centre de vaccination agréé). Il est obligatoire pour se rendre au Vénézuéla depuis le Pérou (un certificat de vaccination peut être exigé).
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée, ainsi que la vaccination rubéole-oreillons-rougeole (ROR) chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde, la méningite et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas, en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

RISQUES SANITAIRES

Syndrome de Guillain Barré

Les autorités de santé péruviennes font état d’un nombre plus élevé qu’auparavant de cas de syndrome de Guillain Barré dans les régions de La Libertad et de Lima.

La maladie se manifeste notamment par une sensation de faiblesse, des picotements, voire une paralysie des jambes. Des formes graves existent. En cas de symptômes, consulter immédiatement un médecin.

Plusieurs causes sont possibles et les recherches se poursuivent. Les autorités locales recommandent de se laver fréquemment les mains et de ne pas prendre de repas dans des établissements où l’hygiène ne semble pas respectée (voir paragraphe « Quelques règles simples » ci-dessous).

Plus d’informations sur : http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/guillain-barré-syndrome.

• Maladies transmises par les moustiques

Paludisme

Le risque de transmission du paludisme est faible toute l’année dans les zones rurales situées au-dessous de 2 000 m. Les districts les plus exposés sont concentrés dans les régions d’Ayacucho, Junín, Loreto, Madre de Dios, Piura, San Martín et Tumbes. Le paludisme n’est pas transmis dans les régions à plus de 2 000 m (y compris le Machu Picchu, le lac Titicaca et les villes d’Arequipa, Cuzco et Puno) ainsi que dans les villes de Lima et au sud de Lima (Moquegua, Ica, Nazca et Tacna).

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Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après).

Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.

Pendant votre séjour, et dans les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Fièvre jaune

La fièvre jaune, transmise par un moustique, est endémique sur la moitié est du pays et présente sur l’extrémité nord-ouest du pays. La prévention repose essentiellement sur la prévention des piqûres d’insectes (cf. ci-après) et sur la vaccination, recommandée.

Dengue

Les pluies et les chaleurs de l’été austral (décembre à avril) favorisent la multiplication des moustiques transmetteurs de ce virus. De ce fait, une épidémie de dengue se déclare chaque année à cette période, notamment dans le nord et l’ouest du pays. Il convient de se protéger en cas de déplacement dans ces régions.

La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement.

En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique : prise d’antalgiques à base de paracétamol et repos. Eviter impérativement la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après).

Chikungunya

La transmission du Chikungunya s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Le traitement est alors symptomatique. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif ni vaccin. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). Pour plus d’informations sur le Chikungunya : http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/maladies-moustiques/chikungunya/index.asp. En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Maladie à virus Zika

Plusieurs cas d’infections par le virus du Zika ont été détectés au Pérou. Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.

Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques tels que des syndromes de Guillain Barré est attestée.

Il est notamment recommandé à tous :

  • de respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustiques (cf. ci-après), tant le jour que la nuit ;
  • de consulter un médecin, en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
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Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de reporter leur voyage et, à défaut, de respecter les mesures de prévention des piqûres de moustiques, d’éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage, en particulier avec une personne ayant pu être infectée par le virus Zika.

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :

1/ Risque de transmission par voie sexuelle : site du Haut conseil de la santé publique

2/ Dossier d’information sur la maladie à virus Zika (site du ministère des Solidarités et de la Santé)

3/ Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère des Solidarités et de la santé)

4/ Recommandations pour la prévention des piqûres de moustiques

Fièvre à virus Oropouche

L’infection à virus Oropouche est une maladie transmise par les insectes. Les symptômes associent une fièvre brutale avec frissons, maux de tête, courbatures et troubles digestifs. Il n’existe pas de vaccin ni de traitement spécifique et la prévention repose sur l’éviction des piqûres d’insectes. Informations sur le site de l’OMS.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

Mise en garde contre la consommation d’Ayahuasca

L’Ayahuasca, plante hallucinogène inscrite au registre des stupéfiants en France, est utilisée par des communautés indigènes en Colombie (essentiellement au Putumayo et dans la région amazonienne) lors de cérémonies chamaniques, le plus souvent pratiquées par des individus peu formés.

L’Ayahuasca comporte différents produits ou substances issus de plantes, et sa composition varie donc grandement selon les groupes ethniques, pour en modifier les effets, selon le contexte dans lequel le breuvage est consommé.

Les effets de l’Ayahuasca sont rapides, durables et génèrent des effets à la fois psychiques (hallucinations, troubles de la conscience et de la mémoire, etc.) et des effets périphériques (troubles cardiovasculaires et digestifs notamment). Le principal danger de l’Ayahuasca est lié à la nature et aux propriétés des différentes plantes utilisées, mais aussi à l’incertitude sur sa composition exacte.

L’usage de l’Ayahuasca peut donc avoir des conséquences médicales graves, voire mortelles, notamment pour les personnes présentant des symptômes cardiaques ou sous antidépresseurs. Par ailleurs, les effets psychotropes liés à la consommation de cette plante peuvent être à l’origine d’actes de délinquance graves.

La maîtrise du processus d’initiation au chamanisme n’est nullement contrôlée et ne peut être garantie, même lorsque des guides touristiques et des centres d’éco-tourisme proposent des “initiations”. Ces activités ont lieu en outre dans des zones isolées, difficiles d’accès, peu propices à l’arrivée rapide des secours en cas d’accident.

Cette pratique est donc à proscrire.

• Grippe hivernale

De nombreux cas de grippe AH1N1 ont été enregistrés au Pérou.

De manière générale, il est conseillé de suivre des mesures d’hygiène classiques pour limiter les risques de transmission :

– se laver les mains régulièrement avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions hydro-alcooliques ;

– utiliser des mouchoirs à usage unique pour éternuer, tousser et se moucher, et les jeter dans des poubelles fermées ;

– éviter, dans la mesure du possible, le contact avec des personnes malades sans protection adaptée ;

– nettoyer régulièrement les locaux et les surfaces qui ont pu être contaminés.

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Il est également recommandé de consulter un médecin afin de discuter de la mise à jour de la vaccination antigrippale, en particulier chez les personnes à risque (notamment plus de 65 ans, femmes enceintes, malades chroniques, personnes immunodéprimées et atteintes d’obésité morbide).

• Rage

La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’homme par un chien, renard ou chauve-souris atteints du virus par morsure ou léchage d’une muqueuse. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide, et il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. La vaccination préventive (en préexposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation médicale préalable. Pour plus d’informations : http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/article/rage.

• Risques liés à l’altitude

Le mal des montagnes peut se manifester par des troubles respiratoires (essoufflement) et/ou neurologiques (maux de tête, nausées, vomissements, troubles du sommeil) pouvant survenir en altitude. Ces manifestations peuvent s’aggraver et conduire au décès. La prévention repose notamment sur une ascension progressive et une adaptation à l’altitude les premiers jours. Les excursions et randonnées en altitude doivent faire l’objet d’un avis médical spécialisé avant le départ.

Les personnes qui connaissent des problèmes cardiaques et qui souhaitent se rendre dans les villes d’altitude (Puno, Cuzco, Huaraz, Arequipa) doivent consulter un médecin avant tout déplacement.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs. Ils imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Infection par le virus HIV – MST

Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

QUELQUES RÈGLES SIMPLES

  • Tenez-vous à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections.
  • N’approchez pas les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque en deux-roues).
  • Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.

Préservez-vous des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Eviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Eviter les crudités, coquillage, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Eviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Santé publique France
Organisation mondiale de la Santé



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