nos 10 plages préférées, entre Atlantique et Méditerranée


Du souffle de l’Atlantique aux eaux turquoise de la Méditerranée, le littoral marocain déroule plus de 3700 km de plages. Sauvages ou animées, culturelles ou sportives : dix spots triés sur le sable pour goûter l’été entre farniente, surf et balades au grand air.

Le Maroc est si riche en patrimoine ancien et paysages que l’on en oublierait presque la mer ! Pourtant s’il compte peu de grandes stations, le royaume chérifien est, avec plus de 3700 km de côtes, un paradis pour les inconditionnels des bords de mer. Côté atlantique ou Méditerranée, en mode culturel ou sportif, balisé ou sauvage, notre top 10 des plages au Maroc.

Essaouira : la glisse mais pas que

Côte atlantique

Plage d’Essaouira : la glisse mais pas que.
Gilles Rivest / Gilles Rivest – stock.adobe.com


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On ne présente plus la Saint-Malo du Maroc réputée pour la beauté de sa médina ceinte de remparts. Ou plutôt si ne serait-ce que pour corriger certaines idées reçues : oui la cité des Alizés, l’autre nom d’Essaouira, est venteuse mais pas constamment ! La période du vent s’étale entre mai et septembre, avec des pointes en juillet-août, la meilleure saison pour le kite-surf ; et même pendant cette période, la grande plage prend parfois des allures méditerranéennes, mer d’huile et bleus profonds. Classée pavillon bleu, et protégée des courants, elle a un autre atout : sa situation à l’entrée de la médina pour glisser du farniente à la culture.

Agadir : une baie iconique

Côte atlantique

Plage d’Agadir : une baie iconique.
cristianbalate – stock.adobe.com

Portée par un climat privilégié (340 jours de soleil par an, et des hivers très doux), la plage en croissant d’Agadir classée parmi les plus belles baies du monde est un formidable terrain de jeu pour s’oxygéner. Marche tonique le long des 7 km de sable, longe-côte, baignade ou sports nautiques… Vivifié par l’air de l’Atlantique, on oublie la bétonisation parfois excessive de la station liée au tourisme de masse. Le meilleur combo pour se gorger d’énergie ? Plage, golf et spa avec des soins à l’huile d’argan, l’or de la région !

Oualidia : un secret bien gardé

Côte atlantique

Plage de Oualidia : un secret bien gardé.
Anne-Claire Delorme / Le Figaro

Entre Safi et El Jadida, Oualidia est à la fois un site naturel unique : une longue lagune séparée de l’océan par un cordon de dunes, classée Ramsar (zone humide d’importance internationale, NDLR), et une petite station sans chichis réputée pour la culture des huîtres. Parfait pour l’initiation au surf et la baignade en toute sécurité, car protégé des courants, le plan d’eau situé à l’ouest de la lagune est taillé pour les tribus. Pour pimenter le séjour, on peut aussi traverser la lagune pour une robinsonnade sur les bancs de sable doré piquetés de traces de pattes d’oiseaux : plus d’une centaine d’espèces différentes ont été répertoriées !

  • Notre conseil : la grande plage à l’ouest de la lagune est magnifique mais la baignade peut y être dangereuse. Selon la marée, on peut nager en toute sécurité dans une piscine d’eau de mer naturelle.
Voir aussi :  Mon père réagit à RK - SOS


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Moulay Bousselham : une volière sur l’Atlantique

Côte atlantique

Plage de Moulay Bousselham : une volière sur l’Atlantique.
Karina – stock.adobe.com

C’est l’un de ces sites sublimes dont la côte marocaine a le secret : à mi-chemin entre Rabat et Tanger, le village de Moulay Bousselham est perché sur une éminence dominant l’Atlantique d’un côté et la lagune de Merja Zega (7300 hectares), également classée Ramsar, de l’autre. La plage aimante les baigneurs qui ne craignent ni vagues ni courants (la plus élémentaire prudence est de mise). Mais aux rouleaux de l’Atlantique on pourra préférer les eaux paisibles de la lagune, royaume de l’avifaune : on y observe une centaine d’espèces d’oiseaux dont des espèces menacées et des oiseaux migrateurs, comme les flamants roses.

Sidi M’Ghait : le luxe d’espaces infinis

Côte atlantique

Plage de Sidi M’Ghait : le luxe d’espaces infinis.
Anne-Claire Delorme / Le Figaro

À deux pas de la médina vintage de Larache (90 km au sud de Tanger), les gens du coin l’appellent la «plage Hermès» en référence au club de polo fondé à côté par l’un des héritiers de la prestigieuse maison. De luxe il n’est pourtant pas question, sauf si l’on considère (à raison) que la vastitude de ce paysage d’eau et de sable à perte de vue, corsetée dans les dunes, fait partie des biens les plus précieux au monde. Hors saison, ce paradis est rendu à son état sauvage, on en profite avant la foule !

  • Notre conseil : déjeuner chez Mounir, des paillotes en surplomb de la plage et des plats simples, poissons grillés (5 € les sardines, 14 € la sole), tajines, paella sur commande, etc. Tél. +212 696 34 60 58.
Voir aussi :  QUEBEC/FRANCE - LE VOYAGE QUI TOURNE MAL | DENYZEE EN AVION

Porto Rico à Dakhla : Eden du désert

Côte atlantique

Plage de Porto Rico à Dakhla : Eden du désert.
Photo presse


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Du sable fin, des eaux cristallines qui doivent leur pureté à une source souterraine et une ceinture de dunes et de falaises : à l’entrée de la lagune, la plage de Porto Rico est l’une des pépites de la péninsule de Dakhla. Comme ailleurs dans cet Eden entre océan et désert, on y observe les traces d’une biodiversité protégée (la lagune est classée), des crabes aux dauphins que l’on aperçoit parfois au large…

Legzira : les aventuriers de l’arche perdue

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La plage de Legzira, l’une des plus belles du Maroc.
Viktoriia – stock.adobe.com

C’est au coucher du soleil qu’il faut la découvrir quand l’astre fait flamboyer ses falaises rougeoyantes. À 3 heures au sud d’Agadir et à deux pas de Sidi Ifni, bourgade où flotte la mémoire du protectorat espagnol, la plage de Legzira demeure l’une des plus spectaculaires en dépit de la perte de l’une de ses deux arches, grignotée par l’érosion. Aux plaisirs de la baignade, difficile en raison des vagues, on préférera ceux du surf ou du body-board.

  • Notre conseil : se montrer prudent en cas de baignade, les eaux étant souvent agitées.

Tamri : oasis tropicale

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Plage de Tamri : oasis tropicale.
CreTours – stock.adobe.com

Des bananiers et des palmiers formant une coulée verte contrastant avec le bleu vert océan : autour de l’estuaire de l’oued Tamri, la plage se donne des airs d’oasis tropicale. Après avoir grignoté quelques petites bananes délicieusement sucrées (les meilleures du Maroc !) on barbote dans les piscines d’eau de mer léguées par les marées avant d’arpenter le sable jusqu’à la grande dune blanche, incongrue dans cet univers doré. Si l’on est adepte du surf, on s’offre une session, Tamri est aussi un spot couru convenant à tous les niveaux de pratique.

Dalia près de Tanger : carte postale

Côte méditerranéenne

Plage de Dalia près de Tanger : carte postale
Wirestock Creators – stock.adobe.com

Face au rocher de Gibraltar, à 45 mn de voiture de Tanger, c’est une vraie carte postale avec ses flots bleu profond assortis aux barques de pêcheurs. La petite anse de Dalia est l’une des 27 plages couronnées par le Pavillon bleu en 2024 : la transparence de ses eaux est un atout pour la plongée sous-marine que l’on peut pratiquer toute l’année sur trois spots allant de 6 mètres à 40 mètres de profondeur.

  • Où réserver une plongée ? Dalia Diving Center. Tél.:+212 7 16 97 61 97, ddcmorocco.com , à partir de 40 € l’initiation.
Voir aussi :  QUOI faire en THAILANDE en 15 JOURS (exemple d'itinéraire)

Tamuda Bay : sur la Riviera marocaine

Côte méditerranéenne

Plage de Tamuda Bay : sur la Riviera marocaine.
Anne-Claire Delorme / Le Figaro

À l’est de Tanger, un cordon de sable doré longe la Méditerranée sur 35 km entre Fnideq et Martil, semant de belles plages, comme celle, idyllique, de Restinga. Ici, les eaux turquoise s’étalent jusqu’aux deux collines ponctuant l’horizon, enclave espagnole de Ceuta d’un côté et chicissime Cabo Negro de l’autre. De quoi nager, s’initier à la plongée sous-marine, et marcher sans fin en contemplant le paysage. De l’autre côté de la route côtière, les montagnes (la plus haute culmine à 838 mètres) invitent à poursuivre la randonnée, vous voici aux portes du Rif !


Plages marocaines, ce qu’il faut savoir

  • Malgré la présence d’agents de ramassage, la propreté laisse parfois à désirer, l’habitude étant de laisser ses déchets derrière soi. Les courants s’en mêlent aussi, charriant leur lot de débris. Dommage pour des sites aussi idylliques…
  • Sur l’Atlantique, l’eau peut être rafraîchie par le vent l’été, comme à Essaouira où la meilleure période est en octobre (autour de 22°). Les baïnes sont présentes sur le littoral atlantique, vérifier les conditions avant de vous jeter à l’eau.
  • Les plages les plus fréquentées sont surveillées durant la saison estivale et aménagées (WC publics, poubelles). On peut y louer un transat avec parasol (à partir de 3/5 € environ/personne), utile pour se protéger du soleil et sécuriser les affaires. En été, de l’Atlantique à la Méditerranée, les plages sont souvent bondées, ce n’est pas la meilleure période pour en profiter.

ET AUSSI – Essaouira, Larache, Marrakech…Le Maroc enregistre des records de chaleur



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