on a visité le musée le plus attendu de l’année au Japon


NOUS Y ÉTIONS – Après avoir fondé son musée au cœur de Tokyo l’an dernier, teamLab prend ses quartiers dans l’ex-capitale. Biovortex, le plus vaste de ses espaces nippons, s’arpente à deux pas de la gare. Monumental.

On ne les arrête plus ! Le collectif d’art numérique né au Japon, bien connu pour ses installations immersives spectaculaires, s’était lancé ces dernières années à la conquête du monde : un musée à Abu Dhabi, des expositions de Miami à Singapour… De retour sur l’archipel, teamLab a élu domicile dans la prestigieuse ex-capitale, lieu d’inspiration du collectif : «Dans les temples , les bâtiments historiques, nous avons observé les peintures et les jardins afin de dénicher des idées pour notre travail créatif, confie l’équipe. Kyoto a toujours été une ville où les nouvelles technologies et la culture contemporaine se mêlent aux traditions. Sa capacité à adopter les technologies de pointe tout en les intégrant à sa culture ancestrale contribue à la rendre fascinante.»

Mais le quartier qui l’abrite là n’a rien du rutilant Azabudai Hills de Tokyo, où se situe son musée inauguré l’an dernier. TeamLab Biovortex Kyoto investit une zone résidentielle du sud-est de la gare, angle mort des chemins touristiques. Ce matin-là, de nombreux visiteurs battent le pavé : «C’est idéalement situé, lorsqu’on a su que teamLab ouvrait ici, on a sauté sur l’occasion, racontent Anna et Martin, deux touristes autrichiens. On a déposé nos valises à la gare, nous avons programmé notre visite juste avant de reprendre le Shinkansen ».


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Le nouveau lieu s’inscrit dans un projet plus large de revitalisation du quartier, mené par plusieurs entreprises et la ville qui espère répartir davantage les flux de visiteurs et ainsi lutter contre la surfréquentation de plusieurs secteurs en surchauffe.

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L’interactivité au cœur

Visite en avant-première du musée teamLab Biovortex Kyoto


Accéder au diaporama (30)

Investissant la quasi-totalité d’une ruelle, la colossale bâtisse ceinte de verdure renferme un monumental espace d’exposition. Au total, plus de 10.000 m2 et une cinquantaine d’œuvres qui se succèdent sur trois niveaux. Un couloir sombre, où résonne une plage sonore méditative, mène vers de premiers tableaux, emblématiques du collectif : sur les murs, d’éclatants bouquets numériques, plus vrais que nature, en mouvement perpétuel.

Chrysanthèmes, pivoines ou tournesols s’épanouissent ou s’évanouissent dans une explosion de pétales au contact des visiteurs, dans un cycle interrompu. L’impermanence, l’impact de l’homme sur son environnement ou encore ses interactions à travers l’art : les thèmes chers à teamLab marquent les œuvres de Biovortex, dont certaines sont inspirées de créations précédentes, comme l’iconique Forest of Resonating Lamps, où d’une lanterne à l’autre, la lumière se propage en fonction du positionnement des personnes dans la pièce.

Dans sa quête d’interactivité, le collectif sollicite, plus que jamais, la participation du visiteur : nos cinq sens sont activement mobilisés – l’art se fait olfactif, lorsqu’on hume çà et là d’apaisantes fragrances – et le contact physique avec les œuvres que le visiteur a le pouvoir de transformer, accentué, comme dans Massless Amorphous Sculpture. Flottant dans les airs comme un nuage, la figure de mousse se désintègre et renaît à l’infini, au gré des passages.

Deux espaces, Athletic Forest et Future Park sont eux entièrement dédiés à expérimenter l’art numérique à travers de ludiques immersions corporelles, qui ciblent le jeune public : «Les humains perçoivent le monde avec leur corps et pensent avec leur corps», martèle le collectif. Ici, rebondir sur une œuvre trampoline ou traverser un pont suspendu au-dessus d’une rivière digitale, doit se faire sans portable. Une pause lumineuse : le reste des installations est constellé de nos smartphones allumés, capturant l’expérience.

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