Vous voulez voir les cerisiers au Japon ? On sait (enfin) quand commence la floraison en 2024


Région par région et dès le mois de janvier, l’agence météo japonaise fournit une estimation de la date de début du hanami. Elle a donné ce mercredi 10 janvier ses premières prévisions pour 2024.
ERIC MARTIN

Chaque année, dès la fin mars, des milliers de Japonais et de touristes se massent dans les parcs de tout le pays pour observer les sakura dans leurs habits rose pâle. Un spectacle éphémère, scruté comme le lait sur le feu par l’agence météorologique japonaise…

Baptisée hanami, la floraison des cerisiers du Japon est un moment sacré. Chaque année, dès la fin du mois de mars, des milliers de Japonais et de touristes se massent dans les parcs de tout le pays pour observer les sakura dans leurs habits rose pâle et festoyer à l’ombre de leurs branches. Un moment d’autant plus précieux qu’il est éphémère : en avril, les fleurs commencent à flétrir au sud du pays. Elles seront toutes tombées d’ici à la fin du mois de mai. Puisqu’il ne faut pas le manquer, le top départ de la floraison des cerisiers est scruté comme le lait sur le feu par l’agence météorologique du pays, la Japan Meteorological Corporation. Région par région et dès le mois de janvier, la JMC fournit une estimation de la date de début du hanami. Elle a donné ce mercredi 10 janvier ses premières prévisions pour l’année 2024.

La floraison devrait débuter le 20 mars au sud de l’île principale de l’archipel, Honshū, s’étalant jusqu’au début du mois de mai, soit plus d’un mois après, pour la partie la plus septentrionale du pays, à savoir l’île d’Hokkaido, quelque 3000 kilomètres plus haut. Dans les deux grandes villes de Kyoto et Osaka, la floraison est attendue entre le 23 et le 25 mars, tandis que dans la capitale, Tokyo, le phénomène sera visible dès le 23 mars. Le «Full Bloom», le pic de floraison, y est prévu une semaine plus tard, le 30.

Voir aussi :  [VLOG THAÏLANDE] CET HOMME n'est pas PRÊT !!

Des estimations très scrutées

Une cinquantaine d’arbres sont utilisés comme des baromètres : on estime que la saison est lancée à partir de cinq fleurs par arbre témoin.
DAVID LEFRANC

Ces estimations, fournies par l’agence météo du Japon depuis l’année 1953, ne sont pas faites au doigt mouillé, tant s’en faut. Comme le précise la JMC, leur calcul savant prend en compte «les minimales enregistrées à l’automne et à l’hiver, le cumul des températures, le niveau de croissance des arbres ainsi que les données sur les floraisons passées pour chaque zone géographique.» Comme pour la météo, l’agence affine ses prévisions au fil du temps. Plus on s’approche du jour-J, plus elles sont précises. Les prochaines seront publiées le 25 janvier.

Une cinquantaine de cerisiers sont aussi utilisés comme des baromètres à travers tout le pays : on estime que la saison est lancée à partir de cinq fleurs par arbre témoin. En général, ces «estimations tombent juste», selon Mathieu, guide français installé à Tokyo et connu sur Instagram et Twitter sous le pseudo TokyoVisite. «Il y a en général un écart maximal de 4-5 jours maximum entre les prédictions et la réalité. Bien sûr, sauf phénomène climatique sévère improbable mais imprévisible.»

«La date de début de la floraison et celle du pic dépendent en tout cas beaucoup des températures de l’automne précédent», ajoute la JMC sur son site. Le réchauffement climatique est accusé de causer une saison toujours plus précoce. L’an dernier, de nombreux observateurs se sont ainsi alarmés d’une floraison environ dix jours plus tôt que la normale. Les moissons 2020 et 2021 étaient également en avance, avec un pic de floraison record à Kyoto le 26 mars 2021. Cette année, l’automne anormalement doux pourrait avoir retardé d’une semaine la phase de bourgeonnement des arbres. Mais les températures élevées prévues pour les mois de février et mars devraient accélérer la floraison et donc contrebalancer ce phénomène.

Voir aussi :  Pourquoi cela ne sert à rien de partir 3 semaines en vacances

Un moment crucial du calendrier

Une chose est sûre : ces évolutions ne sont pas sans effet sur la société japonaise, puisque le pic de floraison début avril correspond historiquement à la rentrée des classes ! S’il devait désormais advenir en mai, le calendrier scolaire pourrait en être bouleversé… «D’ailleurs, l’expression japonaise Sakura saku veut dire, à l’oral, que les sakura sont en fleurs mais aussi, à l’écrit, qu’on a réussi son examen pour rentrer à l’université», confie Mathieu de TokyoVisite.

Effet plus évident vu de l’étranger, l’incidence du hanami sur la saison touristique. «Avant, on disait qu’il fallait venir au Japon début avril pour profiter des sakura à Tokyo, Kyoto et Osaka. Depuis plusieurs années, si l’on visite ces trois villes, il faut plutôt venir la dernière semaine du mois de mars, au risque de les rater». Dans tous les cas, le guide recommande de cibler le «pic de floraison». «Tous les sakura sont en fleurs à 100% de leur ouverture et tous en même temps, c’est beaucoup plus beau et impressionnant que 2-3 jours avant ou après.» Parmi ses spots préférés pour les admirer, il recommande le Keage Incline, une voie ferrée désaffectée à Kyoto, et le pont Arai Gochome Hodo Bridge à Tokyo, particulièrement photogénique.

Voir aussi :  Nam Tok Neua: salade de bœuf Thaïlandaise explosive





Source link

Vous aimerez aussi...