En Italie, cette destination devient aussi populaire en été qu’en hiver, et voici pourquoi


Ce territoire du nord de l’Italie aux paysages uniques offre une multitude d’attraits pour le voyageur. Comme nulle autre destination des Alpes, peut-être, ne peut le prétendre.

Avant d’expliquer pourquoi les Dolomites suscitent autant d’engouement, un petit cours de géographie s’impose. Où se trouvent exactement ces fameuses montagnes ? Car on ne parle pas de région ou de province mais d’un massif montagneux à la composition minérale bien spécifique, la Dolomie, mis à jour à la fin du XVIIIe siècle par le géologue français Déodat Gratet de Dolomieu.

D’où le nom qui fut donné presque un siècle plus tard à ce territoire escarpé qui se déploie exclusivement en Italie à cheval entre la Vénétie et le Trentin-Haut Adige – également appelé Sud Tyrol – et depuis 2009 inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Les sommets n’y sont pas forcément très hauts – La Marmolada culmine à 3343 mètres – mais leurs silhouettes, très découpées et élancées comme des éperons minéraux, sont saisissantes de beauté. D’ailleurs, certains les considèrent comme les plus belles montagnes des Alpes. Les plus illustres se nomment Tre Cime di Lavaredo, Sassolungo, Piz Boè et bien sûr Marmolada.

Les paysages, autant depuis les versants que les vallées sont à tomber et les adeptes de randonnée et d’alpinisme sont particulièrement friands de la grande diversité de courses, ou plus simplement de randonnées, possibles.

Une architecture de montagne innovante

Le plus iconique des Messner Mountain Museum, situé au sommet du Plan de Corones, a été conçu par l’architecte Zaha Hadid.
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Figure iconique du territoire, pour ne pas dire qu’il est considéré comme l’Alpiniste du XXe siècle, Reinhold Messner est natif de Bressanone et a lancé à partir de 2006 une série de musées – ils portent le nom de Messner Mountain Museum – dont le septième et ultime sera d’ailleurs inauguré à l’été 2024 sur les hauteurs de Sesto, face au fameux groupe des Tre Cime. Pour l’heure, le plus iconique, situé au sommet du Plan de Corones a été conçu par l’architecte Zaha Hadid. Une véritable prouesse architecturale, pour ce bâtiment à moitié enfoui et qui laisse juste émerger à l’à pic d’une falaise trois points de vue inédits sur le paysage.

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D’une certaine manière, ce musée et celui voisin, le Lumen, dédié à la photographie de montagne, donne le ton à la qualité architecturale des réalisations contemporaines que l’on croise dans les Dolomites. Ici, quand on décide de construire à partir de rien, on ne cherche pas à jouer le pastiche montagnard ou le vrai-faux traditionnel. Le travail des formes et la recherche des matières sont sans compromis et proposent le plus souvent des interprétations innovantes de l’architecture de montagne. La liste des hôtels à se prêter au constat est pour le moins impressionnante : que ce soit des groupes de dimension internationale, comme COMO et Adler présents à l’Alpe di Siusi ou Falkensteiner à Brunico, au pied du Plan de Corones comme des affaires plus locales à l’image de ATTO à San Candido, Anders Mountain Suites et Forestis sur le domaine de la Plose, Milla Montis à Maranza, Schgaguler à Castelrotto, Zallinger et Icaro à l’Alpe di Susi, Bühelwirth et Olm dans la vallée de l’Ahr…

Le plus souvent, les projets sont réalisés par des architectes installés sur le territoire (NOA, Pedevilla, Modus, Martin Gruber…) et qui se font fi de relever les challenges de la modernité dans ce contexte encore très rural. Outre le niveau de qualité des aménagements, celui de l’offre de service ne laisse non plus rien à redire : autant dire que chaque établissement dispose la plupart du temps d’espaces bien-être conséquents (piscine et spa) et accompagne les hôtes dans leurs activités de plein air.

Des restaurants à couper le souffle

Côté restauration, si la qualité de l’offre culinaire est pour ainsi dire un pré-requis – difficile de mal manger à une table dans kes Dolomites – l’attractivité tient désormais aussi au design particulièrement travaillé, qui plus est dans les tables d’altitude.

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Des restaurants comme l’AlpiNN géré par le chef étoilé Norbert Niederkofler de l’Atelier Moessmer, et aménagé par le designer Martino Gamper ; ou encore l’Oberholz conçu par l’architecte Peter Piechler dans le domaine de l’Obereggen, sont sans aucun doute les meilleurs exemples de ce pouvoir de désidérabilité que peut engendrer un édifice pensé par un créateur.

Un terrain de jeu

Sellaronda qui propose un tour complet du massif de Sella…dans les deux sens.
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Last but not least, les Dolomites se révèlent en hiver un incroyable terrain de jeu pour la glisse avec une pléiade de domaines tous parfaitement équipés en remontées dernier cri et dotés d’un réseau de pistes dont certains peuvent atteindre une dizaine de kilomètres.

D’ailleurs, ce n’est pas tout à fait un hasard si certaines descentes comme la Erta à Kronplatz, la Gran Risa à La Villa en Alta Badia ou encore la Saslong à Val Gardena ont été choisies pour figurer dans le circuit de la coupe du monde de ski. Et puis, pour les non-compétiteurs mais skieurs aguerris, une douzaine de domaines a décidé de se regrouper pour proposer aux plus motivés un forfait unique, le Dolomiti superski, très avantageux d’un point de vue tarifaire mais plus encore de l’étendue des champs possibles d’exploration.

Évidemment, le temps d’un week-end est un peu court, mais en une semaine, les connexions entre les zones, le plus souvent à ski mais parfois en bus, ce domaine devient un terrain de jeu de premier ordre, avec des parcours inoubliables comme la Sellaronda qui propose un tour complet du massif de Sella…dans les deux sens.

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On l’aura compris, les Dolomites ne manquent pas d’attrait, pour les plus sportifs comme ceux à la recherche d’un pur lieu de farniente tourné vers la contemplation. Air France met en service dès ce printemps trois vols hebdomadaires à destination de Vérone depuis l’aéroport de Paris Charles-de-Gaulle. Certes, la patrie de Roméo & Juliette n’est pas au cœur des Dolomites mais tout de même beaucoup plus proche des stations que ne le sont Venise ou Milan, les points de passage jusqu’alors obligés.



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