En vacances, «il est absolument nécessaire d’activer le mode par défaut de notre cerveau»


CE QUE LES SCIENCES DISENT DE NOS VACANCES (1/5) – Les neurosciences sont les nouvelles vedettes des pages santé, au risque de transformer chaque étude en révélation spectaculaire. Si ces raccourcis font sourire les chercheurs, les travaux sur le cerveau n’en livrent pas moins des enseignements précieux : loin d’une simple parenthèse estivale, les vacances jouent un rôle clé dans la mémoire, la créativité ou la capacité à résoudre des problèmes complexes.

« J’ai lu qu’il faut exactement huit jours pour que le cerveau déconnecte, mais ailleurs il y avait écrit onze, qui doit-on croire ? ». Silence au bout du fil. « Je ne connais pas les sources que vous mentionnez, mais si vous voulez dire que ces affirmations sont corroborées par l’imagerie cérébrale, je n’ai pas cette vision-là des choses », nuance aimablement Francis Eustache, neuropsychologue et membre de l’Observatoire B2V des Mémoires.

« En revanche, les progrès de l’imagerie nous ont permis de découvrir un réseau-clé du cerveau humain : le « réseau du mode par défaut » », poursuit le scientifique. Ce dernier est impliqué dans des fonctions cognitives complexes telles que la mémoire, la pensée associative, le vagabondage mental ou encore la créativité. Et pour comprendre ce que les vacances ont à voir avec tout cela, il faut d’abord revenir sur ses différentes fonctions.

« Déjà, nous avons pu établir que ce réseau était altéré dans différentes situations pathologiques…



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