Le saviez-vous ? Ces destinations ont banni certaines crèmes solaires sur les plages


Dans plusieurs pays, des composants de crèmes solaires ont été interdits afin de préserver les coraux. Tour d’horizon.

L’été approche à grands pas et, avec lui, le retour du soleil… Et de la nécessité de protéger sa peau des rayons UV. La crème solaire, accessoire indispensable sur les plages, est pourtant toxique pour les océans et, plus particulièrement, pour les coraux qu’ils abritent. Or, chaque année, 25.000 tonnes de crème (1) y sont déversées. Cela représente 0,8 litre dilué dans les océans chaque seconde.

Certains composants présents dans les produits solaires sont particulièrement nocifs pour les coraux. L’oxybenzone (que l’on retrouve aussi dans des shampoings), le benzophénone ou encore le parabène font notamment partie de la longue liste des composés incriminés. En cause : leur contribution au blanchissement des coraux, mécanisme par lequel les récifs dépérissent en perdant leurs couleurs. Les crèmes solaires ne sont pas les seules causes du blanchiment du corail (l’effet de serre – qui fait grimper l’acidité des océans –, les déchets marins ou encore le phénomène El Niño en sont d’autres). Cependant, leur effet néfaste pose une question : comment concilier protection de la peau et préservation de l’environnement ? Pour y répondre, plusieurs destinations ont tout simplement interdit certaines crèmes solaires.

Les îles Palaos

Certaines composantes de la crème solaire, comme le parabène, causent le blanchissement des récifs coralliens. AdobeStock/the Ocean Agency

C’est le cas de cet archipel situé en plein océan Pacifique. En janvier 2020, les îles Palaos deviennent même pionnières en la matière en étant le premier État au monde à interdire plusieurs crèmes solaires toxiques pour les coraux. Le but : préserver les 700 espèces de récifs coralliens qui peuplent des eaux entourant le pays situé entre l’Australie et le Japon. Les crèmes contenant de l’oxybenzone, de l’octocrylene et des parabènes sont concernées par cette prohibition. Malheureusement, la plupart des grandes marques en proposent.

Voir aussi :  VOYAGE EN THAILANDE LES Marchés AVEC LE ROYAUME DU SIAM ISSAN

Tout voyageur possédant l’une de ces crèmes verrait sa protection solaire confisquée à son arrivée dans les îles Palaos. De plus, tout contrevenant et toute personne cherchant à en vendre est passible d’une amende 1000 dollars (environ 916 euros). Et les îles Palaos n’en sont pas à leur première mesure écologique. Depuis 2017, les visiteurs doivent s’engager à respecter l’environnement en prêtant serment. En 2009, le tout premier sanctuaire pour requins au monde y était également créé. Conséquence : sur les 630.000 kilomètres carrés de leur zone économique exclusive (ZEE), la pêche est depuis interdite.

La Thaïlande

En 2021, la Thaïlande leur a emboîté le pas. Le royaume a interdit les crèmes solaires dont la nocivité envers les coraux a été démontrée. Dans les parcs nationaux marins du pays du sourire, ce sont les crèmes contenant certains composés chimiques comme le butylparaben, le 4-methylbenzylidene camphor, l’octinoxate ou encore l’oxybenzone qui sont visées par cette mesure. Et la note est salée pour les contrevenants : ceux-ci risquent une amende de 100.000 bahts thaïlandais, soit un peu plus de 2690 euros.

En Amérique du nord et Amérique centrale

Chaque année, 25.000 tonnes de crème solaire sont déversés dans les océans. AdobeStock/Jana

Il en va de même pour l’État d’Hawaï, qui a banni certaines protections solaires contenant de l’octinoxate et de l’oxybenzone. Ce faisant, l’archipel est devenu, en 2021, le tout premier État américain à interdire ces deux composants. Outre la nécessité de protéger les coraux, le pays avait souligné que de l’octinoxate et de l’oxybenzone avaient été retrouvés dans des poissons, des coquillages et des algues à des niveaux toxiques pour leur santé.

Voir aussi :  Vivre en AUSTRALIE malgré le CONFINEMENT + 3 plans Jobs

Toujours aux États-Unis, à Key West (Floride), Miami (Floride), Malibu (Californie), les crèmes solaires contenant ces deux composantes sont également interdites. Les îles Vierges des États-Unis, pour leur part, ont interdit les crèmes solaires contenant de l’octocrylene, de l’oxybenzone et de l’octinoxate en mars 2020. Certains parcs naturels de Basse-Californie, au Mexique, ont aussi suivi le mouvement, en interdisant toute crème solaire non biodégradable. Tout comme plusieurs plages et réserves naturelles (notamment les cénotes d’eau douce de la péninsule du Yucatán) du pays. Au Costa Rica, la même mesure est appliquée sur différentes plages.

Plusieurs îles et archipels bannissent la crème solaire

Mondialement célèbres pour la diversité de la faune qu’elles abritent, les îles Galápagos, en Équateur, ont également interdit les crèmes solaires toxiques pour les récifs coralliens. L’archipel situé en plein océan Pacifique a proscrit l’octinoxate et de l’oxybenzone.

La République des îles Marshall, en Océanie, a, elle aussi, banni certaines protections solaires – notamment celles contenant de l’octocrylene. L’île d’Aruba, au large du Venezuela, a pour sa part interdit l’oxybenzone. Tout comme Bonaire, sa voisine au parc naturel dédié à la protection des récifs. Sur l’île néerlandaise, l’octinoxate est également prohibée. En France, malgré les 17 659 kilomètres de côte, aucun changement dans la législation sur le sujet n’est à ce jour prévu.

(1) Etude parue en 2008 dans l’Environmental Health Perspectives.



Source link

Vous aimerez aussi...