Les bâtons de randonnée sont désormais interdits sur certains sentiers du littoral


La pointe métallique des bâtons de randonnée est susceptible d’abîmer la végétation. Adobe Stock

Plusieurs communes, en particulier en Bretagne, ont pris un arrêté interdisant l’usage des bâtons de marche, coupables d’accélérer l’érosion des sols.

Si vous avez prévu d’arpenter des sentiers de randonnée cet été, vos bâtons de marche pourraient vous valoir des ennuis. Bien qu’ils présentent des bienfaits pour les marcheurs (meilleur équilibre du corps, diminution de la fatigue musculaire, etc.), ils sont susceptibles avec leur pointe métallique d’abîmer l’environnement. Sur les itinéraires les plus fréquentés, les passages multipliés se traduisent souvent par une dégradation de la végétation et une érosion des sols.

Dans certaines communes côtières, notamment en Bretagne, un arrêté municipal interdit désormais leur utilisation. C’est notamment le cas à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) depuis le 29 juin. La cité portuaire est traversée par le fameux GR 34, aussi appelé «sentier des douaniers», un itinéraire qui suit les côtes bretonnes sur 2000 km. «Comme des piolets, ces pointes perforent les chemins et peuvent faire des ravages», explique à 20 Minutes le maire de la commune David Samzun.

Embouts en caoutchouc

Quelques jours plus tôt, la même initiative avait été prise à Belle-Île-en-Mer, où le GR 340, élu sentier de randonnée préféré des Français en 2022, permet de faire le tour de l’île sur 85 km. «Depuis le début de l’année, nous constatons tous une forte augmentation de la fréquentation des randonneurs sur le sentier côtier de Belle-Île-en-mer. Cette hausse de la fréquentation participe à l’accélération de l’érosion du sentier côtier et à la dégradation de la végétation», indique l’arrêté municipal publié le 20 juin dernier. Seuls les randonneurs ayant équipé leurs bâtons d’un embout en caoutchouc peuvent emprunter le sentier. Ces embouts sont vendus quelques euros dans la plupart des boutiques de sport (4 € la paire chez Decathlon, par exemple).

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En 2010, les élus de Perros-Guirec avaient été les premiers à interdire les bâtons de randonnée, toujours dans un souci de protéger le GR 34, emprunté par 9,1 millions d’usagers en 2018. De son côté, la Fédération française de randonnée, constatant que leur usage se répand, émet des recommandations : «Par précaution, lorsque vous empruntez les portions les plus fragiles du sentier côtier telles que les secteurs humides ou les sentiers dunaires, nous vous serions reconnaissants de protéger les pointes de vos bâtons par des embouts caoutchoutés, recommande sur son site internet l’antenne du Finistère. En effet, des conséquences sont à craindre à terme, comme le décapage des sols et de leur végétation, le ravinement et l’élargissement de l’emprise du sentier.»


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