pour le premier hôtel sur la lune, les réservations sont ouvertes
Une start-up californienne soutenue par Y Combinator prévoit d’ouvrir en 2032, le premier hôtel sur la lune. Un projet qui s’inscrit dans l’économie plus large du tourisme spatial, auquel s’intéressent les investisseurs américains.
L’idée paraît lunaire et pourtant… Les réservations sont ouvertes pour un premier séjour sur l’astre de notre Terre. La start-up californienne Galactic Resource Utilization Space (GRU Space), portée par Skyler Chan, ingénieur diplômé de l’Université de Californie à Berkeley, a annoncé début janvier l’ouverture des candidatures pour séjourner dans ce qui pourrait être le premier hôtel permanent dans l’espace. L’objectif est ambitieux : permettre aux visiteurs de poser le pied sur la Lune dès 2032. Des visiteurs qui devront toutefois être millionnaires.
Bien que le montant exact du séjour ne soit pour le moment pas défini, GRU Space indique que le coût total par voyageur spatial, transport compris, pourrait dépasser les 10 millions de dollars. Les candidats peuvent d’ores et déjà verser un acompte de 1000 dollars puis, s’ils sont sélectionnés, effectuer un second dépôt – compris entre 250.000 dollars et 1 million de dollars – pour garantir leur place parmi les futurs clients potentiels.
Si une partie des sommes versées pourra être remboursée en cas d’annulation, le dépôt initial de 1000 dollars correspond à des frais administratifs non remboursables.
Des premiers tests en 2029 ?
Avant l’accueil de visiteurs, la start-up prévoit plusieurs phases de test, dont l’envoi d’équipements en 2029, suivis d’une mission en 2031 pour déployer des modules expérimentaux. Si ces essais sont concluants et que les autorisations réglementaires sont obtenues, la première version opérationnelle de l’hôtel pourrait alors être installée sur la Lune en 2032.
Entièrement construite sur Terre puis transportée sur le satellite, elle utilisera des structures gonflables pour maximiser le volume habitable tout en minimisant le poids et le coût de transport. Ces modules seront équipés de systèmes de survie avancés, capables de réguler l’oxygène, la température et l’eau, tout en offrant une protection contre le rayonnement et les micrométéorites. Selon GRU Space, ces premières installations permettraient à 4 visiteurs de vivre quelques jours (5 nuits) sur la lune en toute sécurité, dans un confort que l’on pourrait comparer aux standards des hôtels terrestres haut de gamme.
La deuxième version, sera plus ambitieuse : partiellement construite à partir de matériaux lunaires grâce à l’exploitation in situ des ressources (ISRU), elle devrait pouvoir héberger 10 personnes et bénéficier d’une durée de vie prolongée, passant de 10 à 20 ans.
Des acteurs majeurs du spatial et de la tech derrière le projet
Soutenu par Y Combinator, l’un des incubateurs les plus réputés de la Silicon Valley, le projet a également attiré des investisseurs associés à SpaceX, le leader des lanceurs réutilisables, ainsi qu’à Anduril, spécialiste des technologies de défense, et bénéficie d’un accompagnement via le programme Inception de Nvidia, conçu pour aider les start‑ups technologiques à se développer.
Aux États-Unis, le tourisme spatial est déjà devenu une coûteuse réalité et un terrain de jeu que se disputent entre autres les milliardaires Jeff Bezos (Blue Origin) ou Elon Musk (SpaceX).