que vaut vraiment la «meilleure attraction au monde» ?


ON A TESTÉ – Multirécompensée, l’attraction proposée par le parc poitevin nous embarque au cœur d’un tourbillon. Ébouriffant !

La déferlante attendue a bien eu lieu. En à peine quelques mois, elle est devenue une attraction de premier plan. Au Futuroscope, qui rouvrait ses portes ce samedi 3 février près de Poitiers, les visiteurs se sont rués pour tester Chasseurs de tornades , inaugurée en juillet 2022. Le pitch ? Alors qu’un tourbillon approche, une scientifique et un chasseur de tornades gaffeur tentent d’empêcher la catastrophe grâce à une supersonde. À coups de rebondissements bien sentis et de technologies pensées avec intelligence, le parc poitevin réussit à faire le show. Âmes sensibles (ou plutôt estomacs fragiles) s’abstenir.

Il faut dire qu’avec Chasseurs de tornades, le Futuroscope s’est lancé dans un pari osé : faire vivre aux visiteurs l’expérience d’être à l’intérieur d’une tornade. Pour un résultat des plus réalistes, le parc a mis toutes les chances de son côté : 21 millions d’euros ont été déboursés, soit le plus gros investissement dans une attraction depuis son ouverture en 1987. «Il fallait beaucoup de moyens pour s’approcher de ce ressenti», explique Olivier Héral, directeur de la création au Futuroscope.

Concentré de technologies

Le spectacle se veut donc un concentré de technologies, avec un cylindre d’images numériques à très haute résolution, grâce à des LED installées tous les deux millimètres. Par ailleurs, le parc a investi dans un dispositif capable de recréer un phénomène de turbulence. «Nous avons installé 120 sièges sur une plateforme rotative, qui tourne jusqu’à 27 km/h. Ce qui fait beaucoup», poursuit Olivier Héral. À cela s’ajoute un système de brumisation d’eau pour se rapprocher des sensations créées par un nuage ou le brouillard. Sans compter un travail réalisé sur le vent. «Nous travaillons avec 40 ventilateurs, dont trois modèles différents, pour recréer la vitesse d’un vent permanent, auquel se mêlent à certains moments des conditions plus intenses et plus courtes, comme des bourrasques», détaille le directeur de la création du Futuroscope.

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L’attraction met à disposition 120 sièges, ce qui permet d’accueillir jusqu’à 1000 visiteurs par heure. Chasseurs de Tornades – Futuroscope

Le résultat ? Une expérience décoiffante, dont on ressort ébloui. L’acte final, qui constitue le clou du spectacle, se veut le plus immersif possible. On a vraiment l’impression d’être au cœur de la tornade. Et le pouvoir de l’imagination l’emporte sur tout le reste. Seul bémol : le ressort scénaristique (et romantique), qui a trait aux deux personnages principaux, aurait pu être évité. Mais si l’on oublie cette petite anicroche, l’attraction tient toutes ses promesses, grâce à une montée en puissance bien étudiée. D’abord, l’attente où l’on en apprend un peu plus sur l’univers des tornades. Puis la mise en contexte avec les comédiens. Enfin, l’embarquement avec les deux personnages pour sauver Poitiers d’une destruction annoncée.

Pas étonnant donc que l’attraction ait obtenu en novembre dernier le «Thea Award for Outstanding Achievement», considéré comme le prix le plus prestigieux de l’industrie du divertissement mondial. Une récompense qui fait de Chasseurs de tornades la meilleure attraction du monde. On ne saurait lui donner tort.

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Lancement d’Étincelle, la dernière nouveauté du Futuroscope

Étincelle : la malédiction de l’Opale noire rend hommage aux super-héros français. Etincelle – Futuroscope

Pour le week-end de sa réouverture annuelle, le Futuroscope a inauguré une nouvelle attraction, Étincelle : la malédiction de l’Opale noire. L’occasion pour le parc de rendre un vrai hommage aux super-héros de BD français, tombés sous le joug de la loi du 16 juillet 1949, à l’origine d’une commission chargée de «surveillance et de contrôle des publications destinées à l’enfance et à l’adolescence». Autrement dit, un texte qui a assagi le monde de la bande dessinée. On y (re)découvre notamment L’Oiselle, créée par René d’Anjou en 1909, qui peut voler grâce à son costume. Avec ses prouesses aériennes, elle lutte contre des organisations criminelles. Il y a également Félifax l’homme-tigre, né de l’imagination de Paul Féval en 1929, qui possède la force et la souplesse d’un félin. Et bien d’autres encore.

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Étincelle suit les aventures de deux amis, dont Alice, qui se retrouve à lutter contre un sacré méchant. Elle enfile un costume qui lui confère des pouvoirs multiples, dont celui de jeter des éclairs lumineux. Pour cette attraction, le Futuroscope alterne entre cinéma (avec deux comédiens tout à fait convaincants) et animation, pour un résultat qui nous replonge en enfance. Car c’est là la force du Futuroscope : créer des histoires divertissantes et prenantes, loin des franchises ultra-connues. Si Étincelle peine toutefois à créer de véritables sensations physiques (la 4D n’y est pas complètement probante), la narration nous embarque et évite quelques écueils avec habileté. De quoi dépoussiérer le genre !



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