Kombo, Trainline… Quelles sont les alternatives à SNCF Connect ?
La SNCF a ouvert ce mercredi ses ventes de billets pour les vacances de printemps et ponts de mai. Beaucoup l’ignorent, mais plusieurs plateformes comme Trainline ou Kombo permettent aussi de réserver des billets de train, pour la SNCF et la France comme pour les compagnies opérant dans l’Hexagone et en Europe. Le tout au même prix que sur SNCF Connect, et parfois avec des services ou des fonctions inédites.
La plupart des utilisateurs du train l’ignorent : un billet SNCF ne s’achète pas seulement sur SNCF Connect, le site et l’appli qui écoule les billets de train de la compagnie nationale, développée par SNCF Connect& Tech, elle-même filiale de la compagnie nationale. «C’est un héritage historique et c’est encore un réflexe chez beaucoup de Français, constate Eloïse Devallière, manager transports & mobilités chez Wavestone. Il est en effet tout à fait possible d’acheter ses billets de train auprès des transporteurs, mais aussi de distributeurs, c’est même un segment qui a grossi, dernièrement encore avec l’arrivée de Blablacar . » Le tout sur un «marché très digitalisé», rappelle-t-elle : 90% des ventes de billets se font en ligne. Et la grande majorité, toujours, auprès de l’opérateur historique dont la part de marché resterait supérieure à 85%, au grand dam de ses jeunes concurrents. Et ce n’est pas près de changer apparemment : ce mercredi à 11 heures, SNCF Connect annonçait un volume de ventes en hausse de 20% pour l’ouverture de la période des vacances de printemps et ponts de mai.
Autre point que beaucoup ignorent : non seulement on peut trouver tout ou partie des catégories de billets SNCF sur des plateformes comme Trainline ou Kombo, mais en plus aux mêmes conditions d’après-vente et souvent aux mêmes tarifs. Ces sites, qui ont accès au système de réservation de la SNCF, acceptent aussi les cartes de réduction de la compagnie nationale.
Les plateformes développent en effet de nombreux compléments à la vente de billets de train français (en incluant souvent les concurrents nationaux désormais, comme Trenitalia ou Renfe) ou internationaux (des billets pour voyager en Allemagne avec la Deutsche Bahn par exemple). «C’est un marché où les marges sont faibles et le besoin de volume important», souligne Eloïse Devallière, qui cite en exemple les ventes de nuitées hôtelières, mobilités au sens large (bus, vélo…) assurances… Un opérateur comme Kombo propose aussi des billets d’avion. « Aujourd’hui, nous vendons 75% de train , 20% de bus et 5% d’avion», illustre Mathieu Marquenet, l’un des fondateurs de Kombo. «Nous proposons aussi des combinaisons et options nombreuses : annulation par passager unique; voyager avec son vélo; embarquer avec des animaux, neuf moyens de paiement dont Apple Pay… Et nous intégrons les programmes de réduction pour les détenteurs de carte». Le match sera «de plus en plus ouvert avec l’arrivée de nouveaux opérateurs en France», pronostique le dirigeant en songeant à Renfe, Travelski ou European Sleeper. Voici où vous pouvez acheter vos billets.
Ouigo, Eurostar… Les sites officiels des transporteurs
Eurostar
Les filiales du groupe SNCF disposent de leur propre site. Ainsi, si vous voyagez uniquement en Ouigo, mieux vaut réserver via ouigo.com. De même, pour réserver un Paris–Londres ou un Paris-Bruxelles, eurostar.com est une bonne alternative. Acheter directement sur le site officiel de ces transporteurs permet, par exemple, de choisir une option ou de sélectionner son siège à bord du train, des fonctionnalités que n’offre pas systématiquement SNCF Connect. Sans oublier que ces sites proposent chacun un calendrier des prix : pratique pour repérer en un coup d’œil les dates les moins chères.
Trainline, le champion européen
Capture d’écran Trainline
En France, la plateforme était connue sous le nom de «Captain Train» jusqu’à son rachat par la société anglaise Trainline en 2016. Elle met en vente les billets de 270 opérateurs de trains et d’autocars dans 45 pays, ce qui en fait le principal vendeur de billets de train en Europe.
Trainline propose une fonctionnalité inédite : «Récup’ Retard». Elle permet aux voyageurs ayant subi un retard de plus de 30 minutes d’être notifiés du dédommagement auxquels ils ont droit dans le cadre de la garantie G30 de la SNCF. Pas de formulaire à remplir : la demande de compensation est envoyée en un clic et les passagers sont dédommagés en quelques jours par bon d’achat ou virement bancaire. En passant par les canaux officiels de la SNCF, cette démarche, plus chronophage, nécessite de passer par un site dédié.
Autre service proposé : «Prix garanti». Trainline promet de rembourser la différence si vous trouvez moins cher ailleurs. «Nous vendons nos billets au prix officiel fixé par les compagnies de train. Ce sont les transporteurs qui nous rémunèrent en nous versant une commission. Si vous trouvez moins cher ailleurs, nous vous remboursons la différence», peut-on lire sur le site.
Tictactrip, pour des voyages bas carbone
Capture d’écran Tictactrip
Tictactrip met l’accent sur les voyages écoresponsables. La plateforme française compte une centaine de partenaires desservant 6500 villes dans 10 pays européens. Sa particularité ? Dans les résultats, elle propose à la fois des trajets directs et des trajets combinés en train, autocar et covoiturage. Autrement dit, il est possible de réserver en une seule fois un trajet incluant, par exemple, une partie en train, une autre en covoiturage. Pratique pour rejoindre des destinations non desservies par le rail. Autre point fort : Tictactrip inclut les navettes saisonnières Altibus qui desservent les principales stations de ski des Alpes.
Fondée en 2016, cette jeune pousse compte réaliser une nouvelle levée de fonds de 2 millions d’euros, selon l’Echo touristique, pour se développer notamment en B2B. Tictactrip a aussi lancé sa propre agence de voyage, VeryTrain, qui promet de pouvoir réserver ses vacances par le rail jusqu’à 12 mois à l’avance.
Kombo : du train, du bus, de l’avion et désormais Kelbillet
Capture d’écran Kombo
Créée en 2016 lors de l’émergence des «cars Macron», la plateforme française Kombo revendique aujourd’hui 1 million de visiteurs mensuels (à 90% en France et en Europe) et écoule des billets d’autocar, de train (dont les Ouigo) mais aussi d’avion de 400 compagnies partenaires à travers l’Europe. Kombo est le seul site à afficher le nombre de places restantes à bord des TGV inOui et des Ouigo. Une bonne manière de connaître le taux de remplissage des trains et donc d’anticiper une éventuelle augmentation des prix. Kombo vient de racheter le comparateur Kelbillet pour encore grossir.«Cela va nous apporter 10% de trafic en plus, nous avons besoin de grossir», indique Mathieu Marquenet, l’un des cofondateurs de Kombo. Qu’est ce qui changera pour les utilisateurs de KelBillet ? «Nous conservons le nom et le site, simplement vous basculerez sur Kombo au moment du paiement», explique le dirigeant.
Omio, vers l’Europe et au-delà
L’allemand Omio propose les mêmes fonctions que les autres sites à la différence qu’il inclut l’avion (comme Kombo désormais) et le ferry en plus du train et de l’autocar. Par ailleurs, Omio couvre non seulement l’Europe et le Royaume-Uni, mais aussi les États-Unis. Utile si, lors d’un voyage outre-Atlantique, vous souhaitez comparer les meilleures offres pour relier New York à Boston ou Los Angeles à San Francisco.
Blablacar, le dernier entrant et un service encore limité
Capture d’écran /Blablacar
Blablacar intègre des billets de train depuis le 15 mai 2025, aux côtés de ses offres de bus et de covoiturage, avec l’ambition de devenir un «guichet unique»pour le voyage longue distance, afin de les comparer. Pour le moment, en France, il ne distribue que les compagnies SNCF (mais pas Ouigo), Renfe et Iryo.