les plus belles choses à voir en Arabie saoudite


La capitale saoudienne a remporté largement la compétition face à ses rivales sud-coréennes Busan et italienne Rome. L’occasion de découvrir les pépites d’art et de culture du pays, à Al-Ula et Khaybar notamment, quand la sécurité sera revenue au Moyen-Orient.

Sa candidature, Expo Riyad 2030, axée sur le thème « L’ère du changement : ensemble vers un avenir clairvoyant », a convaincu. Mardi 28 novembre, lors de la 173e Assemblée Générale du Bureau International des Expositions (BIE), la capitale saoudienne a été choisie pour organiser l’Exposition universelle de 2030, devançant largement ses rivales sud-coréenne Busan et italienne Rome au premier tour de scrutin, malgré les critiques notamment sur la question des droits humains. La prestigieuse manifestation s’y déroulera du 1er octobre 2030 au 31 mars 2031, après l’Expo2025 d’Osaka, au Japon. Une aubaine pour l’ambitieuse mégapole, qui vise 20 millions d’habitants d’ici à 2030, contre 8 millions aujourd’hui, et veut damer le pion du tourisme à Dubaï, où l’Expo2020 a attiré plus de 24 millions de visiteurs en six mois. Le pays des Saoud accorde des visas tourisme aux ressortissants de 49 pays, dont la France. L’occasion de découvrir les pépites d’art et de culture du pays, à Al-Ula et Khaybar notamment, quand la sécurité sera revenue au Moyen-Orient.

Hégra, deuxième ville phare du royaume des Nabatéens, dans la région d’Al-Ula en Arabie saoudite. almozinisaleh / stock.adobe.com

C’est le nouveau grand spot de tourisme. Au nord-ouest de la péninsule arabique, Hégra, deuxième ville phare du royaume des Nabatéens après leur capitale, Pétra, en Jordanie, fascine les voyageurs amoureux des vieilles pierres et des civilisations disparues. Les tombeaux rupestres y sont plus petits qu’à Pétra, mais ils sont répartis sur une étendue bien plus vaste et leur vision soudaine est une pure merveille. Ces chefs-d’œuvre troglodytiques s’érigent comme des joyaux dans les grands cirques sablonneux ceints de barrières rocheuses de grès et de basalte. Dans le paysage anthropisé se lit ainsi une histoire du monde bien antérieure à Mahomet alors que l’on se trouve en plein cœur du Hedjaz, dans cette région qui abrite les principaux lieux saints de l’islam, la Mecque et Médine.

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En outre, à 218 km au sud d’Al-Ula, environ 150 km au nord de Médine, un autre site archéologique époustouflant est devenu récemment accessible aux voyageurs : Khaybar, le royaume perdu des juifs d’Arabie. Des forteresses édifiées sur des pitons rocheux et dont les enceintes déchiquetées, encore debout, évoquent des constructions en papier mâché au milieu d’un immense territoire volcanique et d’une mer de palmiers. La vue du ciel coupe le souffle, car on aperçoit alors des milliers de structures aux formes de cerfs-volants, trous de serrure, polygones, qui ponctuent un désert de sable ocre, jaune, tout hérissé de volcans.

Beauté des paysages géomorphiques

Le Jabal al-Fil, le rocher de l’éléphant avec sa trompe attachée au sol, dans la région d’Al-Ula. instagram.com/_alfil / stock.adobe.com

L’érudition n’est pas obligée. Dans cette région retrouvée d’Al-Ula, il est permis de s’émouvoir, simplement, de la beauté des paysages géomorphiques. Ici, le Jabal al-Fil, le rocher de l’éléphant avec sa trompe attachée au sol. Là, le Rainbow Rock, fantastique arc-en-ciel pariétal. Là encore, les Dancing Rocks, deux grands piliers rocheux qui semblent danser ensemble. La plupart des voyageurs découvrent ces sites en 4X4. Mais depuis le 1er octobre, on peut aussi vivre l’expérience d’une excursion aérienne en montgolfière. Mieux que le très coûteux, polluant mais possible, hélico. L’expérience est proposée par Hero Balloon Flights, premier exploitant commercial de montgolfières d’Arabie saoudite, pour la modique somme de 250 à 2.500 euros, selon que le vol est partagé ou privé.

Et puis, comme si la beauté seule ne suffisait pas à séduire , les «expériences immersives et sensorielles» se multiplient à travers un calendrier d’événements chaque année plus rempli, où l’art de vivre s’impose comme motif de séjour. Le «Wellness Festival», bulle de yoga et de méditation dans l’oasis d’Al-Ula, infusait à nouveau sa philosophie du bien-être, début novembre. La deuxième édition du «Ancient Kingdom’s Festival», invite à la découverte du monde antique, par le biais d’explorations nocturnes et d’activités manuelles familiales, jusqu’au 3 décembre. Hégra veut s’imposer comme un épicentre de la créativité, célébrant le quinzième anniversaire en tant que premier site saoudien inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en invitant, en janvier 2024, artistes, galeristes et designers du monde entier.

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Hôtels exceptionnels et haut de gamme

L’hôtel Habitas al-Ula, refuge 5-étoiles au luxe convivial dans la vallée d’Ashar. STANISLAS FAUTRE / Le Figaro Magazine

Les hôtels d’Al-Ula sont à l’image de la destination, exceptionnels et haut de gamme. Certains font partie des «plus belles choses à voir», à expérimenter. Le Habitas al-Ula, refuge cinq étoiles au luxe convivial dans la vallée d’Ashar, est de ces endroits rares à vivre émerveillé dans l’une des 96 villas à la décoration d’inspiration bédouine, avec son incroyable piscine au milieu du désert. On peut crier à l’anomalie écologique, mais fidèle à son concept originel d’hôtel « pop-up », l’adresse est susceptible de disparaître sans laisser de trace, toute la construction se voulant la moins invasive possible.

Autre folie dans ces sables d’Arabie : le merveilleux Banyan tree. L’hôtel s’étire comme un village fait de villas de toiles blanches dotées chacune d’une piscine, en face de Maraya, immense salle de concerts polyvalente à la façade en «miroir», son nom en langue arabe, pour réfléchir les ambitions d’Al-Ula. Le Banyan tree semble un mirage dans la vallée d’Ashar. Et son trésor est le Rock pool, une piscine inouïe, suspendue entre deux falaises de gré. Instagrammable à souhait. Plein la vue !

Djedda, prochaine destination balnéaire sur la mer Rouge

Djedda recèle une superbe architecture traditionnelle dans ses quartiers séculaires d’al-Balad et d’al-Faisalyah STANISLAS FAUTRE / LE FIGARO MAGAZINE

Or il n’y a pas que le nord-ouest qui vaille le voyage. Djedda, deuxième ville du pays, veut s’imposer comme la prochaine destination balnéaire sur la mer Rouge. Sans attendre, la cité recèle une superbe architecture traditionnelle dans ses quartiers séculaires d’Al-Balad et d’Al-Faisalyah. Dans les ruelles bordées d’échoppes traditionnelles vendant toutes sortes d’ouds et d’encens, on lève les yeux vers les «rawashin», ces balcons grillagés en bois colorés qui filtrent la chaleur et protègent des regards.

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L’incroyable énergie de la capitale, Riyad

Un vaste plan de développement culturel et touristique réenchante la vieille ville de Diriya. Valérie Sasportas/ Le Figaro

Enfin, le voyage vaut le détour par Riyad où une incroyable énergie baigne la capitale. Dans ses faubourgs nord-ouest, un vaste plan de développement culturel et touristique réenchante la vieille ville de Diriya, que Riyad détrôna. Un musée innovant en raconte l’histoire. Un peu plus loin, dans le village d’Ushaiger typique de cette région centrale du Nejd, al-Salem, unique musée privé du royaume, rassemble des trésors dignes de la caverne d’Ali Baba. De très bonnes tables retiennent en outre le visiteur. Bientôt, veut – on croire, on y fera même des accords mets et vins. De grands chefs s’y pressent, venus de France, d’Italie. De nouveaux expatriés qui y apprécient le multiculturalisme galopant dans la ville dopée par la politique d’ouverture du prince héritier Mohammed Ben Salmane (MBS). Et désormais aussi par l’Exposition universelle 2030. À l’annonce des résultats, le 28 novembre, des cris de joie ont retenti au sein de l’importante délégation saoudienne. «Nous sommes immensément fiers de ce résultat, s’est félicité le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal bin Farhan Al Saud. Il est l’expression de la confiance de la communauté internationale dans ce que nous avons à offrir, et nous nous engageons à répondre aux attentes.»





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